Déposé par LVentriloque le 27/11/2006
Gregori Desaugère et Anouk Grinberg portent l'histoire et la petite roulotte du colombier à beaucoup d'allure... A l'opposé, crédibles et tragiques, ces tremblements, hélas trop souvent servis, dès lors que le médecin chuchote à l'oreille d'Antonin, on devine ce qui le guérira... Nous voici au combat, sens de l'honneur et du devoir, les hommes, à part les chefs, se demandent ce qu'ils font là, les femmes soignent bien héroïquement... Le mérite est de mettre l'accent sur l'avant et l'après de cette aberration qu'est la guerre, notamment la non assistance aux grands blessés, en laissant planer une part d'arbitraire. Dommage que, par ailleurs, ça manque d'une variante quelconque pour relancer l'intérêt. Mention spéciale aux pigeons-voyageurs, symbole du lien entre les êtres, grâce à eux, on sait tout de suite que la fin sera plus riante...
Déposé par corrio le 14/11/2006
Pour son premier lon métrage, Gabriel Le Bomin n'a pas choisi la facilité : montrer les traumatismes psychiques d'un poilu de la guerre de 14 et tracer les événements qui l'ont amené au point où il en est quelques mois après la guerre, difficile de considérer qu'on est face à un film grand public ! Et pourtant, grâce à une mise en scène et un montage très intelligents, grâce au jeu d'une grande justesse des acteurs, ce film très fort se voit, si j'ose dire, très facilement. Gregori Derangère qui joue le rôle de ce traumatisé par la mémoire est assez prodigieux. Quant à la dernière scène du film, elle est d'une simplicité, d'une émotion et d'une pudeur étonnantes. Ne serait-ce pour cette scène, le film mérite vraiment d'être vu.
Déposé par odinslaw le 13/11/2006
Un bon film, qui ne vous laissera pas indifferent. Certes, la realisation n'est pas parfaite, mais le style est là, prométteur me semble t il.
Forcemment, à l'heure où nos derniers poilus s'eteignent, ce film temoigne d'un coté souvent oublié de la guerre : les blessures psychologiques.
On fait souvent le decompte maccabre des morts, mais on a tendance a oublié que l'on ressort jamais indemne d'une guerre. Ce film est la pour nous faire partager ca... et c'est reussi.
les acteurs, notament Gregori Derangère, apporte beaucoup par leurs prestations tres bonne.
Un film qui, selon moi, merite le deplacement !
Déposé par ANORKI le 13/11/2006
Gabriel Le Bomin raconte l'histoire d'Antonin, instituteur mobilisé en 1914, agent de liaison colombophile. Dans l'enfer des tranchées, face à la mort de ses camarades, une question ne le quitte plus : "combien de temps faut-il pour détruire un homme ?". Retrouvé errant à la fin de la guerre, sans aucune blessure apparente, Antonin est devenu amnésique. Il est pris en charge par le Pr Labrousse, pionnier dans le traitement des chocs traumatiques.
Le réalisateur nous éclaire dans la difficile prise en compte par la société, mais aussi par les médecins militaires, de ces blessés psychiques, que beaucoup ont pris pour des simulateurs. Ce film soulève aussi des questions très actuelles, sur l'attitude du combattant face à la violence infligée et subie, qui dépasse le cadre de la Grande Guerre.
Déposé par jeanline le 13/11/2006
Hélas ! ceux qui la décident ne sont pas ceux qui la font, et les conséquences les plus graves ne sont pas pour les décideurs, mais pour ceux qui sont envoyés au massacre contre leur gré souvent, et les civils qui subissent les conséquences désastreuses. Les blessures physiques montrées ici sont graves et insupportables. La nouveauté du film réside plus dans le fait de montrer la souffrance et la destruction morales des êtres mis en cause.
Antonin est bouleversant dans son rôle, très bien joué d'ailleurs. "Combien de temps faut-il pour détruire un homme, combien de temps faut-il pour le reconstruire ?". Son progrès pour cette reconstruction est très lent, mais à partir de chaque évènement qui lui revient à l'esprit une avancée se fait.
La guerre a été, est, et sera toujours une absurdité qui va exiger un travail énorme de reconstruction morale de ceux qui l'ont subie.
Très bon film. A voir.
Déposé par tintin reporter le 11/11/2006
Les épreuves subies par le personnage devenu amnésique au cours de la guerre 14/18 sous tendent cette chronique puissante. "Angles" de l'Histoire peu connu : l'an passé, l'épisode de confraternité lors du Noel 1917 a été rendu public, maintenant ce sont les "esprits brisés" qui sont révélés : instructif et cela fait réfléchir ; il n'y a a pas que des plaies qui se voient.
Déposé par drole.de.frimousse le 09/11/2006
Malgré quelques petites maladresses, le premier film de Gabriel Le Bomin est une vraie réussite. Par certains côtés, cela rappelle les gueules cassées de "La chambre des officiers" réalisé par François Dupeyron et qui parlait aussi des ravages qu'avait pu causer la première guerre mondiale. Ici, on ne parle pas des blessures physiques du front mais bien celles de l'âme qui peuvent être tout aussi meurtrières ! Durant tout de l'histoire, nous suivons le colombier Antonin ( magnifique Grégori Dérangère tout en mutisme et tremblements !) suivre une thérapie qui lui fait revivre les moments les plus bouleversants du conflit afin que cesse son traumatisme. Au fait, Moi qui parlais plus haut de gueule cassée... Il y a en une et une belle dans le film en la personne de Yann Colette qui joue le rôle du capitaine Orlac. Le nom de cet acteur ne vous dit sûrement rien mais quand vous verrez son crane tout chauve, son énorme trou au niveau des tempes et son oeil de verre, alors là, oui ! Vous direz que ce prodigieux comédiens possède vraiment "une tête " qui vous ait familière...
Déposé par madmike le 08/11/2006
Encore un aspect méconnu de la Ière Guerre Mondiale, cette fois-ci il s'agit des traumatisés psychologiques, intacts apparemment mais mentalement en fragments, à travers l'exemple d'Antonin, incarné de façon hallucinante par Gregori Derangère. Le film est prenant et poignant, même si l'on sent qu'il a un peu manqué de budget... Note : 7/10.