Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Dans la catégorie des films "attendus au tournant", Mesrine tenait largement le haut du pavé. Et visiblement la presse et les internautes n'ont pas été déçus par ce 1er volet : l'ambiance d'un côté comme de l'autre est à l'ovation.
Chose exceptionnelle, la presse est quasiment unanime et encense le film avec un enthousiasme tout à fait notable :
"un brillant exercice de style" pour
Le Monde,
"Une vraie réussite" pour
Les Inrockuptibles et même
"un Scarface à la française" selon
Le Figaroscope. Le journaliste de
L'Express résume d'ailleurs très bien l'opinion générale :
"un [vrai] film de gangsters, avec ascension et dérapages, réalisé serré, dense, précis", sans oublier de mettre l'accent sur la performance
"exceptionnelle" de Vincent Cassel.
Même état d'esprit côté internautes, les superlatifs pleuvent :
"excellent" (
tchampo),
"à voir absolument" (
Puce1).
Idaime lance même un
"Waouh !" qui en dit long. Comme les journalistes, ils sont nombreux à saluer la performance de Vincent Cassel. On trouve quelques rares réserves :
jessbdg met en garde contre l'aspect
"très violent" du film,
Loumatin regrette quelques
"longueurs" et
bodhiva se dit choqué que l'on veuille donner
"une morale posthume" à un meurtrier.
le 28/10/2008 - par Flora Hüttl
Les critiques de presse
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Elle
- Florence Ben Saoun
Le 28/10/2008
Le premier volet de ce "diptyque biopic cinématographique", réalisé avec talent par Jean-François Richet, s’ouvre comme un film de gangsters français, dans la veine d’un bon Verneuil, avec des mouvements de caméra nerveux. La puissance de Vincent Cassel, la force de son interprétation donnent corps à la face très sombre de cet homme devenu une légende.
Le Figaroscope
- Olivier Delcroix
Le 28/10/2008
Bien sûr, André Génovès a déjà fait un film sur Jacques Mesrine , en 1983 . Mais rien à voir avec le diptyque (au confortable budget de 44 millions d'euros) signé Jean-François Richet, qui met en vedette Vincent Cassel. L'instinct de mort, premier volet de cette saga hors norme, se concentre sur la montée en puissance du personnage. Il y a du Melville dans tout cela. La France des années 1960, ses gangsters, et même la cavale au Canada sont filmés avec maestria, le tout sans la moindre complaisance. Du coup, Mesrine prend des allures de Scarface à la française…
Le Monde
- Jacques Mandelbaum
Le 28/10/2008
Imprévisible, Mesrine est plusieurs personnages en un seul. Opportuniste politique, dangereux psychopathe, bandit d'honneur, justicier romantique, aventurier des causes perdues, mauvais mari, père aimant : on serait bien en peine de choisir.
Jean-François Richet ne choisit pas non plus. Il signe en revanche un brillant exercice de style qui a l'intelligence de souligner ce frégolisme existentiel, cette perte de substance, cette amertume d'un homme qui, à une époque sans grandeur, se jette dans l'action criminelle comme d'autres se noient.
Les Inrockuptibles
- Jean-Marc Lalanne
Le 28/10/2008
Premier épisode très réussi du biopic de Mesrine par l’auteur de Ma6-T va crack-er. Une vraie réussite.
L'Express
- Éric Libiot
Le 28/10/2008
La réussite est totale. Comme tous les grands cinéastes, Richet donne un point de vue sur son personnage et sur son histoire par la seule force de sa mise en scène. L'Instinct de mort est un film de gangsters, avec ascension et dérapages, réalisé serré, dense, précis, où les péripéties et le "héros" se poussent du coude pour être au premier plan. Des bravos collectifs en général et un coup de Klaxon en particulier à Vincent Cassel. Ce qu'il fait est exceptionnel.
Télérama
- Pierre Murat
Le 28/10/2008
Dans L'Instinct de mort, on est dans du cinoche pur. Le film n'a pas le romantisme du Scarface de Howard Hawks. Il se rapprocherait plutôt de l'univers de Jules Dassin première manière (Les Forbans de la nuit), du Nicholas Ray débutant (Les Ruelles du malheur). De ces films brutaux et secs, privilégiant le rythme à la logique.
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