
Décidément, tout ce que touche le studio Pixar se transforme en or. Ratatouille ne déroge pas à la règle et fait carton plein dès sa première semaine. Parmi les critiques, on ne trouve guère que Les Inrockuptibles pour émettre des réserves, et encore, toutes relatives. Cet opus est "moins conceptuel et novateur, un peu "disneyifié" écrit Patrice Blouin. Est-ce à dire que comparé aux films précédents du studio, Ratatouille gagne en efficacité ce qu'il perd en fraîcheur ? Vous avez tranché.
La tendance se reflète dans vos avis, en grande majorité très positifs. Vous avez aimé l'humour et la qualité des images, et le fait que l'histoire célèbre un certain art de vivre à la française ne vous a pas laissé indifférent. On notera cependant l'humour de serge_perona dans la catégorie des avis 3 étoiles, qui pointe : "la farce dans tout cela, c' est que nos petits français se gavent de pop corn et de coca pendant ce film. Le message du petit rat qui dit qu'on ne mange n'importe quoi n'importe quand n'est pas prêt de passer"…
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Brad Bird (...) a fait un film d'une richesse somptueuse - l'un des grands films gastronomiques de l'histoire du cinéma, une comédie burlesque souvent drôle, et surtout une apologie de la création individuelle d'une vigueur inattendue. (...) Pour bien d'autres bonnes raisons, il faut aller voir Ratatouille.
Moins conceptuel et novateur, un peu "disneyifié" : le profil des productions Pixar évolue en douceur. (...) [Il faut] admettre, une fois pour toutes, que les années héroïques d'exploration de l'image de synthèse sont derrière nous. (...) Les inconditionnels du studio apprécieront sans doute cette histoire (...).
Autant Cars, le précédent Pixar, se focalisait sur un engouement spécifiquement américain pour la Nascar - des courses de bagnoles -, autant Ratatouille (initié quand l’Amérique battait froid à la France sur fond de conflit en Irak) plonge dans l’univers parisien de la haute gastronomie, où le grand public américain pourrait n’y comprendre que couic !
C'est Pixar qui régale. Dans un Paris au Kitsh délicieux, une joyeuse farce qui règle son compte à la malbouffe. Réservez votre table.