
Qu'il est dur de faire rire. Presse et public sont très mitigés pour ce film se voulant décalé qui laisse beaucoup de monde pantois. Safari a beau attirer beaucoup de monde, il semble qu'on ressort déçu du voyage.
Si Kad Merad sauve le film par son "capital sympathie" (20 minutes), on ne peut pas dire que le scénario soit la cible de louanges de la part de la presse : "navrant" selon Les Inrocks, Télérama insiste sur le fait que le récit tourne court, n'exploite pas ses gags et "s'embourbe autant que ses héros". Seul L'Express juge que le réalisateur "s'en sort bien".
Chez les spectateurs qui se seraient embarqués dans ce Safari, la déception est souvent de mise : "Je m'attendais à mieux" confie napoleon 85 qui déclare tout de même avoir passé "une agréable soirée". "Sans être transcendant", islander affirme que ce film demeure tout de même "sympa". Assez sympa, selon yvesbailleau, pour "une bonne soirée télé".
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Baroux [...] semble à la peine avec ce projet trop gros pour lui. C'est d'autant plus dommage qu'on entrevoit ce que le réalisateur a tenté de faire, le temps d'une séquence de descente de cascade mouvementée ou d'une poursuite dans le désert. Mais le capital sympathie de Kad Merad devrait suffire à assurer le succès de ce safari mollasson...
Une comédie trop paresseuse pour être efficace jusqu'au bout. Il ne faut pas être trop regardant.
S’il faut vraiment trouver un “sujet” à Safari, derrière la trame de son scénario navrant, de ses acteurs qui rament, de ses dialogues dépourvus de la moindre drôlerie, disons qu’il s’agit de l’imposture et de la déception.
Crise de nerfs, animaux sauvages et répliques qui fusent : l'humour des deux compères fait mouche. Si le réalisateur sacrifie parfois trop aux ressorts usés de la comédie bon enfant, il s'en sort bien.
On l’aura bien compris, ici, le scénario, digne d’une série B, n’est qu’un prétexte pour nous embarquer dans le délire géant d’un réalisateur fan d’humour absurde et décalé. Ceux qui aiment ça y trouveront leur compte tandis que les autres trouveront le temps très long. A vous de choisir votre camp.
Malgré une indéniable tendresse pour ses personnages, et l'interprétation convaincue des acteurs, Merad en tête et en gros plan, malgré la surenchère zoologique (lions, léopards, éléphants, serpents en rangs serrés), Olivier Baroux semble plus embarrassé que porté par ses idées comiques. A peine esquissé, chaque gag est hâtivement évacué : le récit s'embourbe autant que ses héros, dans un bout-à-bout confus de situations rocambolesques. Un safari hors pistes, en attendant une prochaine comédie plus aboutie.