
Un film grave et nécessaire qui donne à voir des situations plus fréquentes qu'on ne croit. Parallèle saisissant entre les conséquences à un plan global et au plan de l'entreprise de la différence entre ceux chez qui ça passe et ceux chez qui ça ne passe pas. La duplicité d'une majorité payée par une minorité. Plein Pot. En ce sens, film courageux d'autant plus que c'est une histoire vécue.
C'est dérangeant et ça fait peur. Que le monde du travail est dur ! Film formidablement bien servi par un Olivier Gourmet décidément toujours extraordinaire.
Difficile à suivre... sujet malheureusement d'actualité dans beaucoup d'entreprise... un peu décevant par moment, mais quand on sort de la salle, on se sent assez mal...
Dans un petit bled, là où l'entreprise garantit l'emploi à proximité, un patron proche de ses collaborateurs qui peut se révéler un tyran dès lors qu'il n'y a plus aucun répondant face aux premiers abus de pouvoir, seulement l'explosion à retardement de colères trop longtemps contenues. Tous les ingrédients sont réunis pour que le boulot vienne transpirer dans tout ce qu'on fait. J'ai trouvé un peu caricatural cette peur de l'employé de dire ce qui ne va pas : par exemple, si le boss propose une façon de travailler qui sature, désolée mais il y a toujours possibilité de donner sa limite aussitôt afin de négocier un compromis au lieu d'obéir comme un bon petit soldat et attendre ensuite de péter les plombs. On peut encore se réfugier en maladie quand l'ambiance devient insupportable, demander de l'aide au médecin du travail, en tous cas s'extraire du bourbier momentanément pour ne pas devenir fou... La scène avec les deux crayons est insoutenable. Si ce film peut tirer la sonnette d'alarme de ceux qui n'osent jamais rien et préfèrent se détruire à petit feu, alors il sera utile.
Il est salutaire que le cinéma se hasarde dans ces zones grises du monde de l'entreprise, celles du harcèlement moral. C'est tout le mérite de ce premier film de Fabienne Godet de montrer ce sujet de société dans un polar social dégraissé de toute surcharge militante ou dogmatique. Olivier Gourmet est pleinement à son aise dans son rôle de salarié résigné mais non moins en colère. Je suis beaucoup plus réservé sur le traitement réservé à l'enquête.
Pour ma part, j'adore ce genre de films dont vous ne sortez pas tout à fait pareille que vous êtes entrée. Triste et poignant, celui-là m'a renvoyé à quelques expériences professionnelles pas si éloignées du sujet de ce film. En tous cas, un peu comme "la fille du juge", c'est un film courageux, qui nous donne à réfléchir.
J'ai trouvé ce film véritablement lent à démarrer, je ne supportais pas la durée des plans... et pourtant, je suis assez vite rentrée dans la logique du réalisateur, malgré la "violence" avec laquelle il nous met devant les faits... Olivier Gourmet est vraiment touchant et attachant... et je me dis que je suis bien dans l'éducation nationale quand je vois à quel point le monde de l'entreprise est vomitif.
Le harcélement psychologique dans une petite entreprise est bien traité même si les personnages sont un peu trop caricaturaux.
Après un démarrage percutant et le regard sans concession jeté sur l'entreprise, le film perd un peu sa cohérence pour se resserrer autour du cheminement de François. Dommage que le film ne conserve pas cette tension et ce rythme jusqu'au bout.
Le harcèlement moral au travail : pour une des rares fois où les caméras français se portent dans les ateliers plutôt qu’au bord des piscines du Lubéron, faut voir. Ben non, le sujet n’est pas approfondi, les personnages fantomatiques, si bien que les péripéties nous indiffèrent ; les ficelles du scénario apparaissent bien vite dans leur schématisme : la jeune rebelle, et la juste journaliste. Rien à voir avec « ressources humaines » subtils avec une vision revisitée de la lutte des classes. Ici, c’est appuyé, long, lourd. Et pourtant Olivier Gourmet…
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