Malgré un certain académisme, Séraphine est une œuvre qui ne manque pas de "qualités ni de finesse" (Les Cahiers du Cinéma), portée par une actrice toute en "démesure" (Le Monde). Le cinéaste ne "surdramatise jamais son récit" (L'Express) dans cette œuvre "sobre, épurée et dénuée d'émotion facile" (Télérama). En revanche, Les Inrockuptibles ne sont pas convaincus par le "naturalisme usé" et sur joué de cette chronique.
La majorité des internautes sont, comme colchique42, "émerveillés" par ce film naïf, "tragique et lumineux" (Sevenreizh), dans lequel règne "l'harmonie de l'image et de la peinture" (bobrat).
Yolande Moreau, étrange et "en état de grâce" (coussine) ne fait que confirmer la place de Séraphine dans la catégorie des films "qui ont une âme" (orleanecity).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le dernier entêtement de Provost est aussi son meilleur. L'histoire du peintre primitif Séraphine semble en effet avoir existé pour que Provost puisse en faire un film. Le seul problème de Séraphine serait un certain académisme. Cela dit, le film ne manque pas de qualités ni de finesse.
Martin Provost a eu de la chance, comme Séraphine en a eu quand Uhde s'est installé à Senlis : le metteur en scène a trouvé Yolande Moreau. Avec Séraphine, Yolande Moreau donne toute sa mesure. C'est elle qui fait couver la tragédie sous le ton de la chronique adopté par le réalisateur ; c'est elle qui met de la démesure dans cette histoire dite d'un ton mesuré, presque détaché.
Docile, Yolande Moreau en fait des tonnes : œil bleu liquide et sourire en W pourvoient le film en ce qu’il faut de folie douce. Il en faudrait hélas beaucoup plus pour sauver celui-ci de son naturalisme usé et ses petits gestes de reconstitution affectés.
Le réalisateur ne surdramatise jamais son récit et n'essaie pas de vendre ce qui pourrait s'apparenter à un des Dossiers de l'écran - sur l'art des fous ou sur les rapports entre création et mystique, par exemple. Mais, surtout, Séraphine est portée par une formidable Yolande Moreau, qui impose juste sa présence.
Le film est sobre, épuré à l'extrême, un rien trop long (dommage !), mais tendu, humble, à l'écoute. Dénué de pathos, de sensiblerie, d'émotion facile. Tout baigné de couleurs neutres où éclatent, de temps à autre, les teintes vives des toiles de Séraphine.
Date de sortie 31/03/2010
Un film de : Dean Deblois
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Date de sortie 07/04/2010
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Date de sortie 28/04/2010
Un film de : Jon Favreau
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Date de sortie 19/05/2010
Un film de : Ridley Scott
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Date de sortie 26/05/2010
Un film de : Mike Newell
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