
Dommage, oui, que le film soit si ennuyeux. Le scénario avait de quoi plaire, et on aurait pu approfondir un peu mieux les conséquences de la disparition du père au sein d'une famille. Malheureusement... ce fut juste trop léger. Dommage !
La disparition du père... la mère, déboussolée qui semble anéantie et n'arrive pas à faire face (c'était le père qui s'occupait de tout) et qui semble trouver refuge dans le sommeil... les enfants déboussolés qui, au contraire, passent leur temps à courir dans la ville jusqu'à épuisement... avec la religion et la prière comme autre possibilité de refuge. Un beau film qui nous montre le chaos dans lequel se trouve la famille (le pays ?) mais aussi qui nous apprend plein de choses sur une société que l'on connaît fort mal. Le tout filmé à la manière d'un reportage, avec les bruits de la rue omniprésents et parfois très agressifs (moteurs de camions par exemple) ou avec une musique grinçante qui accentue la sensation de désarrois des enfants. Les acteurs sont excellents.
Dans la société israélienne, la religion comme moyen de conjurer les grandes détresses et son autre face qui fait perdre tout repère à des enfants. Intéressant.
Bien que natif de Marseille, Raphaël Nadjari peut difficilement être considéré comme un réalisateur français, puisque sa filmographie a commencé aux Etats-Unis (en particulier "I am Josh Polonski's brother" et "appartment #5C) et a continué en Israël. "Tehilim" est son 2ème film israélien. Comme souvent chez Nadjari, la religion représente un élément important du film. Ici, c'est même un élément capital, qu'on retrouve même dans le titre qui signifie "psaumes" en hébreu. A la suite d'un très banal et peu grave accident de voiture, le père d'une famille très pieuse disparait. A-t-il voulu fuir un carcan étouffant ? On ne le saura jamais. Le film, dorénavant, va s'intéresser aux rapports entre ses fils, son père, un rabin très strict, son frère et sa femme, la seule de la famille à ne pas focaliser sa vie sur la religion. Partagé entre une recherche active du père et la lecture de psaumes, le film réussit à montrer jusqu'à quel niveau d'abrutissement peut mener une religion. On peut certes se demander si tel était le but du réalisateur, mais, ne serait-ce que pour celà, ce film mérite d'être vu.
Ce qui est important dans ce film, ce ne sont pas les faits en tant que tels, mais la facon dont reagissent les personnages. Suite à la disparition de leur pere, chacun essaie de refaire ses marques, de trouver de nouveaux reperes ou encore d'essayer de maintenir le passé. Parfois un peu lent, ce film permet de s'immiscer dans un pays et une culture que je connaissais peu, et le resultat me semble reussi. Reste que je ne peux pas juger de la veracité de ces propos.
Oeuvre estimable mais moins aboutie. Encore un beau portrait d'aliénation familiale mais il manque quelque chose dans ce film. Le scénario n'est pas très bien réussie.
Ce film semble bien rendre le climat au sein d'une famille dont les hommes sont ancrés dans la religion juive. Le père disparaissait (on ne saura jamais ce qu'il est devenu) Restent la mère et ses deux garçons, qui maladroitement tenteront de le retrouver. Il ya beaucoup de lenteur mais les personnages sont véridiques, on pourrait presque qualifier cette oeuvre de documentaire.
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