
Autant le préciser tout de suite, Transformers 2 a ses fans, mais aussi ses détracteurs, qui se trouvent le plus souvent être des journalistes. Et ils ne sont pas tendres !
Côté internautes, les opinions oscillent de "Mega, super, ultra bien !" (moliu) à "Nul !" (prof-68). Mais cette dernière est loin d'être majoritaire. En effet, beaucoup ont largement été conquis : "un bon film" pour arwen861, l'action a visiblement mis "en transe" Loumatin, et "époustoufl[é]" benji145 qui se dit "impressionné" par le "réalisme [des] effets spéciaux". Très apprécié donc Transformers 2.
Les journalistes quant à eux, ne semblent pas s'être pris au jeu :
Le Figaroscope déplore "un scénario très simplet", avis partagé par L'Express. Le Monde rit d'un film qu'il juge "insupportable de bêtise" et qui "fait fondre" le QI des spectateurs "comme neige au soleil". Les Inrockuptibles nuancent quelque peu en mettant l'accent sur la "consternation mêlée de plaisir coupable" que l'on ressent en regardant le film de Michael Bay, qu'ils qualifient d'"attachant bourrin".
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Un scénario très simplet - qui ressemble à la dernière syllabe des Decepticons, peu digne du producteur Steven Spielberg. Mais quand Michael Bay fait sa guerre, les effets spéciaux sont spectaculaires.
C'est moins cher qu'une lobotomie et le résultat est le même : au fil des deux heures et demie que dure la projection de Transformers 2 : la revanche, on sent son QI fondre comme neige au soleil. Et c'est une réaction de défense bien normale. Si l'on maintient son intelligence en éveil, le film est insupportable de bêtise (sans parler de la laideur), si on se laisse abrutir par les explosions et les effets spéciaux, c'est juste un mauvais (et interminable) moment à passer.
Dès lors, c’est avec une consternation mêlée de plaisir coupable qu’on retrouve notre Bay coutumier, attachant bourrin, garagiste se faisant poète lorsqu’il s’agit de filmer, dans le même plan, une paire de jantes et de jambes au ralenti. A chacun ses plaisirs.
Comment ne pas avoir envie de (re)voir des robots de 15 mètres de haut jouer aux Ninjas sur l'autoroute ? On regrette toutefois que le rythme fatigant du film serve un mauvais scénario de série télé.
Robot + voiture + superhéros du bien ou du mal : l’équation suffit amplement à déclencher le processus d’identification après lequel courent toujours facilement les enfants.