
Film très réussi, intimiste, qui retranscrit à merveille l'Angleterre des années 50. Une grande justesse dans les sentiments. Un film à voir.
il est bien dommage que ce film ne soit déjà plus que diffusé dans 8 salles à paris, car il faut le voir, si possible en VO pour apprécier les nombreuses expressions françaises qui émaillent le film. au début des années 60 une bonne élève de 17 ans tombe amoureuse d'un homme plus âgé qu'elle, qui lui fait découvrir un autre monde, plus palpitant que le sien, mais la détourne de ses études. A cet égard le titre " une éducation" est bien juste, car la délicieuse Carrey Mulligan ( on lui prédit une belle carrière), tout en fraicheur et finesse, se retrouve à la croisée des chemins entre ses études à Oxford, le lycée qui l'ennuie, et l'éducation de " la vie". Peter Sarsgaard est quant à lui ambigue, comme il le joue si bien. je ne suis pas surprise que ce soit adaptée des mémoires d'une journaliste, car cette histoire vieille de 50 ans sonne juste et actuelle, comme une histoire vraie. j'ai eu un vrai coup de coeur et vous l'aurez aussi !
Scénario très conventionnel et morale sauve. Pourtant, j'ai trouvé une grande fraîcheur dans ce film, grâce à la prestation superbe de tous les acteurs, à une mise en scène simple mais soignée et surtout à une histoire crédible. Après la fascination d'un beau feu d'artifice viendra le goût amer et l'odeur âcre de cendres peut-être pas si funestes qu'il n'y paraît. J'ai été agacé par cet attrait de Jenny pour les paillettes mais la mise en scène joue de nuances entre intellect, culture et maturité. La BOF sert bien le film et je l'ai trouvée très réussie.
J'ai adoooooooré! Dès le début de ce film rempli d'émotion, on est absorbé, pris dans la vie de Jenny, 16 ans, prête à entrer à l'université, qui tombe littéralement sous le charme d'un homme plus âgé qu'elle, mais qui va lui faire découvrir la vraie vie comme les sorties dansantes ou Paris! Elle se laissera porter juqu'à choisir entre son amour pour lui et ses études...
et une bonne leçon pour des parents sûrs de savoir ce qui est le mieux pour leur enfant. Ce n'est pas "l'amant" de Marguerite Duras, mais c'est tout de même une relation hors du commun pour la période à laquelle l'histoire se passe. Là encore, une jeune fille bien sous tous rapports mais pas vraiment comme les autres. Un très bon recadrage dans son époque.
De la sensibilité, de la fraîcheur, du rythme, de la réflexion ! un film comme j'aimerais en voir plus souvent, servi par de bons acteurs. Je m'attendais à un plus grand rôle pour Emma Thompson que j'adore, mais cela n'enlève rien à la qualité du film.
Une histoire distinguée et sensible ...l'école contre l'école de la vie....Que ce soit l'une ou l'autre on apprend en général ce dont on a besoin....Une jeune fille tombe amoureuse,(Alfred Molina et Olivia Williams interprètent ses parents). Un nouveau monde s'ouvre à elle, le film décrit assez bien la rigidité sociale de ces années mais montre aussi les valeurs qui accompagnaient cette pseudorigidité...C'est avant tout une histoire d'amour, une belle histoire, mais on devine dès le début qu'elle sera contrariée...Le but du film est donc de dire pourquoi...C'est simple, efficace et attachant....Encore une jolie réalisation de la très réaliste et sensible réalisatrice Lone Sherfig...Je conseille....
Il y a une dizaine d'années, la réalisatrice danoise Lone Scherfig nous avait déjà offert un petit bijou : "Italian for beginners". Nous la retrouvons dans la mise en scène d'un film britannique, dont le scénario a été écrit par Nick Hornby ("High Fidelity") d'après un récit autobiographique de Lynn Barber. Et, pour tout dire, nous la retrouvons en pleine forme, car "Une éducation" est, de nouveau, un petit bijou. L'histoire ressemble à Pygmalion/my fair laidy pris à l'envers : début des années 60, à Londres, Jenny, une jeune fille brillante dans ses études, cultivée, à peine 17 ans, est petit à petit "dévergondée" par un adulte qui a au moins deux fois son âge. Sympa le gars, plutôt brillant dans son genre, cultivé également, mais pas le genre que les parents de Jenny, qu'il a pourtant mis dans sa poche, rêvent d'avoir un jour comme gendre. Oxford était le rêve de Jenny et elle en arrive à s'en détourner. Carey Mulligan est parfaite dans le rôle de Jenny, mais, quand même, je n'irais pas, comme certains, jusqu'à la comparer à Audrey Hepburn, pour toujours inégalable. L'américain Peter Sarsgaard (récemment vu dans "dans la brume électrique" de Tavernier) est très crédible en jeune british (bel effort pour l'accent !). La mise en scène est plutôt classique (trop, jugerons certains !) mais elle n'est pas exempte de trouvailles intéressantes. On est surpris qu'en 1961, à une époque où, à titre personnel, mes goûts me portaient vers Les Shadows et le rock américain et anglais en général, une jeune fille anglaise de mon âge ne jurait que par Juliette Gréco et Jacques Brel ! Pour rester dans la musique, on constatera que la 3ème symphonie d'Elgar que l'orchestre du collège de Jenny est censé avoir joué est une œuvre qu'Elgar n'a pu terminer avant sa mort et qu'elle n'a été terminée et jouée que dans les années 80 ! A part cela, ce film, dont les 15 premières minutes sont vraiment jouissives, est d'ores et déjà, pour moi, un des grands films de l'année.
L'histoire pouvait être sordide et portant elle reste pleine de fraîcheur...Jenny,presque 17ans,s'ennuie ferme aussi bien à l'école qu'à la maison ou dans ses loisirs...Sa seule échappatoire est l'amour qu'elle porte à la langue française et à sa culture en totale évolution:nous sommes dans les années60,période de l'Existencialisme et de la Nouvelle Vague. Au hasard d'une rencontre elle va être séduite par un homme deux fois plus âgé qu'elle et entraînée dans un monde de luxe et de paillettes qui va lui faire oublier ses brillantes études avec la complicité passive de ses parents,issus de la classe moyenne,qui rêvent pour elle d'une autre vie.Eux aussi seront séduits par l'homme baratineur présenté par leur fille...On redoute un instant de la voir sombrer dans un univers glauque mais elle a suffisamment de ressources pour éviter cet écueil et nous assistons à la transformation de la jeune-fille en femme,pour ne pas dire la métamorphose.En effet,elle n'oublie jamais son idéal de liberté et d'indépendance et saura se délivrer de ce don juan dont la médiocrité se révèle assez vite. Ce film témoigne d'une grande finesse,aussi bien psychologique qu'historique,et les acteurs sont excellents. Allez le voir en V.O.si possible.
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