
"Une vie tranquille" : c'est ce que Rosario Russo, un italien installé en Allemagne, aimerait vivre, avec sa femme Renate et son fils Mathias. Pas de chance, voici que débarquent dans son hôtel-restaurant deux jeunes compatriotes, dont l'un, Diego est son propre fils, un fils qu'il n'a pas revu depuis 15 ans, lorsqu'il avait choisi de quitter une vie beaucoup moins tranquille dans les environs de Naples. Ce passé va le rattraper ! Ce premier long métrage sorti en France de Claudio Cupellini se laisse voir, malgré de nombreuses invraisemblances, grâce à la prestation de Toni Servillo ("Gomora", "Il Divo", "Un balcon sur la mer, ...).
Dès la lecture du sujet le film m'a tenté, c'est un film sur la "camora" vraiment superbement interprété et j'aurai regretté de ne pas aller le voir !
Refait à neuf dans le secret, le héros sait ce que vie normale veut dire. La chasse au sanglier et les lettres rouges "Da Rosario" sont ses points d'ancrage. Un restaurant isolé de tout, on pense à "Avant l'aube" pour l'intrigue retorse, ou à "Soul Kitchen" pour le muscle . C'est aussi un conte noir à rembobiner en se gargarisant de sa chanson finale "A quiet life", voix grave du mutant hors de l'armure... Quand les trois lascars débarquent à l'écran, on se demande bien lequel va écoper le plus. L'étau est tel qu'on gigote sur son siège, vraiment paniqué... Mais on en redemande car suspense et plaisir ne font qu'un ici. Les surprises, à la limite du rire nerveux équilibrent constamment action et personnages : bruitages musicaux, règlements entre quatre zyeux et traque dans la pénombre, qui va trahir qui et quand... Un régal !
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