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France - 2006 - 1H30 -
Genre : Thriller
Tout public Date de sortie : 13/06/2007 Un film de : Stephane Allagnon Avec : Jonathan Zaccai, Aure Atika, Bernard Le Coq, Florence Thomassin... Site Officiel |
La tempête du siècle ?
Dépêché dans une petite ville côtière balayée par la tempête, Franck, technicien informatique, découvre que le patron du supermarché local détourne des fonds. Désinvolte mais curieux, il décide de laisser voir venir. Car de la jolie Frédérique aux petits truands locaux, tous ces laissés pour compte semblent attendre quelque chose de lui.
Je vous recommande ce premier film très abouti, sensible et très bien écrit. Les acteurs, formidables, incarnent un vague à l'âme en perte d'idéal, sur fond de thriller social normand.. Jonathan Zaccaï, intense et troublant dans le rôle principal, est le parfait anti-héro qui subit les événements avec un humour savoureux d'auto-dérision. Chacun interprête splendidement un scénario tout en finesse, tendre et humaniste. C'est un film ultra réaliste, réalisé avec un tact infini, et qui n'a rien à prouver. Si ce n'est que le manichéisme est une question en suspens. Un grand bravo aussi pour la musique. Allez-y vite avant qu'il ne soit plus en salle !
Vent Mauvais est sorti hier. Allez-y ! Polar normand sans policier, ou "thriller social", les personnages en quête de mieux, mais pas si paumés que ça, accompagnent un anti-Héros magnifique et tordant d’auto-dérision. La question se pose de comment sortir du bourbier, refuser la médiocrité, surtout en amour, se donner le cran d’aller jusqu’au bout avec les moyens (dérisoires) du bord. La question, surtout, du risque, car on a tous quelque chose à perdre. Les acteurs sont excellents, tous. La musique, envoûtante, colle à la peau du film et des personnages. Sans prétention de ma part, je comprends qu'on passe à côté de ce film. Le moindre détail est à ce point réaliste qu'on n'est plus devant un spectacle (à part celui, vertigineux, des paysages) mais devant une tranche de vie, banale et savoureuse, derrière laquelle la réalisation, pointue, se fait discrète. Pas de morale ni manichéisme, si ce n'est dans une forme incarnée d'humanisme et de tendresse qui laisse la question ouverte. Et ça, ça fait du bien. Un premier film aboutit avec beaucoup d’élégance.
| Télérama |