
Vingt ans après, la suite
Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.
L’argent ne dort jamais, nous promet le titre. Tant mieux pour lui, parce qu’on ne peut pas en dire autant, ni du spectateur, loin d’être emballé par cette suite, ni du critique, à peu près aussi enthousiaste qu’un trader en plein krach.
Ils sont rares ceux qui, à l’instar de daddyby, avouent avoir "passé un excellent moment" en compagnie de Gekko. Parce que des lézards, il y en a dans cet opus, "conventionnel" (PMY13) et doté d’un "scénario insipide" (serguei.orlinkov). Tout cela "sent le professionnalisme", certes, mais reste "moyen" (hsab.
Côté presse, le ton est tout aussi chagrin. Tout au plus se borne-t-on à souligner que "quelques prouesses techniques" ne sauvent pas un film (Télérama) où Oliver Stone "enfonce les portes ouvertes" (Libération) et où, au final, l’épilogue est à l’image du sentiment de L’Express : "affligeant". Bonne nuit.
Rôle dans ce film : Gordon Gekko
Rôle dans ce film : Jacob Moore