
Sous des allures de "documentaire formaté", When you're strange est un "vrai film de fan". (Cahiers du Cinéma). Celui de Tom Dicillo, qui, à l'aide d'archives mais aussi d'images méconnues montrant Morrison "en train de poser les fondations de son mythe égotique" (Libération), capte l'essence d'un "groupe de rock blues sexy et inventif, saisi live dans sa jeunesse et son jus de sixtie" (Les Inrockuptibles).
"Formidable, superbe" pour Elle, ce "doux plaisir d'une régression nostalgique" (Le Monde) n'arrive cependant pas à dépasser le stade de la "bonne évocation de rockers mythiques" pour L'Express. Malgré une "atmosphère relativement fascinante", le film ne nous apprend "rien de neuf" (Le Figaroscope), laissant "sceptique" Télérama quant au fil rouge, aussi libre que son sujet. Quitte à laisser le public sur la touche ?
Et les avis des internautes alors ? D'abord une sensation "de déjà vu" (robinalain906) pour ceux qui connaissent bien les Doors et les documents précédents. Néanmoins, les commentaires ""bien contés" de Johnny Depp, "l'arrangement des scènes" (citrojohn), le "traitement de l'image, magnifique" (lortantamelie) et bien sûr la bonne musique font passer un "moment plutôt agréable" (iggy67).
Rock on !
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
When you're strange, sous ses allures de documentaire formaté [...] est un vrai film de fan [...]. DiCillo montre bien, sans jamais vraiment le dire, l'horreur qu'il y a pour un Morisson à être confronté à son propre ridicule, à la baudruche qu'il est dans le regard de certains, loin de la vérité à laquelle il aspire.
A grand renfort d’images inédites – dont des extraits de « HWY- An American Pastoral », le seul film expérimental réalisé par Jim Morrison, où on le découvre en voiture apprenant sa mort à la radio... –, Tom DiCillo nous présente un formidable documentaire sur les Doors, groupe devenu mythique. [...] La voix de Johnny Depp, narrateur et fan absolu, s’envole vers des tonalités très « Riders on the Storm ». Superbe.
Rock et cinéma n'ont pas toujours fait bon ménage, loin s'en faut. C'était le cas de l'affreux The Doors d'Oliver Stone, qui dégoûta bon nombre de fans. Vingt ans après, l'entreprise du cinéaste indépendant Tom DiCillo est bien plus noble. S'il offre une plongée dans une atmosphère relativement fascinante, ce documentaire ne nous apprend rien de neuf sur l'alchimie particulière de cette association entre quatre individus provenant d'horizons très différents.
Le doux plaisir d'une régression nostalgique[...] Que vous soyez amateur, inconditionnel, où que vous ne connaissiez rien à la musique des Doors, le documentaire de Tom DiCillo sur ce groupe qui fit chavirer la jeunesse du monde entier à la fin des années 1960 ne vous fera aucun mal...
Une impressionnante masse d’images d’archives sur les Doors, organisée par Tom DiCillo en un rigoureux biopic documentaire.[...]On a beau les connaître par cœur, les histoires des Doors et de leur époque fouettent ici les sangs ; celle de Morrison bouleverse.[...]When You’re Strange pourrait faire changer d’avis : on y voit un groupe de rock blues sexy et inventif, saisi live dans sa jeunesse et son jus de sixtie
DiCillo n'a rien de nouveau à dire. Pour autant, il s'éloigne du portrait attendu d'un Morrison illuminé et parle bien du groupe dans son ensemble: Ray Manzarek, Robby Krieger et John Densmore compris. [...] Mais When You're Strange n'arrive jamais à être l'événement voulu, juste une bonne évocation de rockers mythiques.
Absolument rien ne manque dans ce pan de frénésie rock appartenant désormais au cénacle de la saga délattée, entre Jimi Hendrix Experience, Nirvana, The Sex Pistols, Joy Division… A cet égard confusionniste, When You’re Strange a l’idée judicieuse de commencer avec des images méconnues montrant Morrison en train de poser les fondations de son mythe égotique dans HWY - An American Pastoral, un film tourné avec un pote à lui, Paul Ferrara, en 1969.
En tant que montage d'archives sur les Doors, ce film est précieux. [...] Tom DiCillo (Ça tourne à Manhattan) en a tiré un fil rouge narratif qui laisse plutôt sceptique, comme s'il lui fallait à tout prix s'échapper de la forme documentaire en imitant la « liberté » de son fameux sujet.