Le sens du lyrismeCélèbre réalisateur britannique, David Lean s'est distingué par ses adaptations littéraires expressionnistes (Oliver Twist, De grandes esperances) et, surtout, par ses grandes fresques cultes (Laurence d'Arabie, Le pont de la rivière Kwaï...). Après une enfance et une adolescence un peu erratique (le futur Sir Lean ne sachant trop que faire de sa vie),
David Lean commence à travailler pour le cinémà à l'âge de 18 ans.
D'asistant-opérateur à monteur de films d'actualité,
David Lean persiste tant et si bien qu'il signe en 1942 son premier film.
Ceux qui servent en mer est un récit à la narration complexe, toute en flashback, qui fait que l'on s'interesse à ce réalisateur débutant. Lean n'attendra pas longtemps avant de refaire parler de lui dès 1945 avec
Brève rencontre, drame autour d'un adultère inattendu, et à la construction narrative toute aussi complexe. Le film obtient le Grand Prix du Jury de
Cannes. Par la suite, Lean adapte Charles Dickens à deux reprises, avec
De grandes espérances (1946) et
Oliver Twist (1948), et révèle ainsi le talent d'Alec Guinness.
Par la suite, dès les années 50, Lean signe quelques films dont quelques comédies (
Vacances à Venise) avant de devenir un des poids lourds de l'industrie hollywoodienne. C'est alors l'époque des grandes fresques hollywoodiennes :
Le Pont de la rivière Kwai (1957),
Lawrence d'Arabie (1962) et
Le Docteur jivago (1967). 1970 est l'année de
La fille de ryan, où l'on retrouve
Robert Mitchum dans l'un de ses derniers grands rôles. L'échec du film vaudra un silence de 14 ans de la part du réalisateur qui revient avec La Route des Indes où l'on croise à nouveau l'acteur
Alec Guinness.
Annobli par la Reine, sir
David Lean décède en 1991 et laisse une filmographie relativement courte mais aux oeuvres définitivement cultes.