Impétueuse et passionnéeIsild Le Besco est la muse du cinéaste Benoît Jacquot. Elle est aussi la soeur de l'actrice-réalisatrice Maïwenn Le Besco (Pardonnez-moi). Son physique opalin et singulier en fait une personnalité à part dans le cinéma français. Décalage qu'elle cultive également derrière la caméra avec des films originaux et crus comme >Charly et Bas-fonds.Fille de la comédienne Catherine Belkhodja, elle apparaît pour la première fois à l'âge de 8 ans dans le film
Lacenaire de Francis Girod. Adolescente, elle enchaîne ensuite dans les courts métrages d'
Emmanuelle Bercot Les Vacances, puis
La Puce (1998).
Après une prestation remarquée dans Les Filles ne savent pas nager, elle enchaîne devant la caméra de Benoît Jacquot qui la fera tourner à plusieurs reprises (
Sade en 2000;
Adolphe en 2002;
A tout de suite en 2004;
L'intouchable en 2006) et en fera sa muse. Entre temps elle aura joué dans
Roberto Succo de Cédric Kahn (2001) ou
Backstage (2005) dans lequel elle est à nouveau mise en scène par
Emmanuelle Bercot avec Emmanuelle Seigner.
Après avoir réalisé
Charly (2007) avec son petit frère
Kolia Litscher, elle dirige et joue dans l'un courts de l'oeuvre collective
Enfances. Ce bref passage par la réalisation ne l'écarte pas pour autant de ses activités de comédienne et la jeune Isild poursuit sa carrière exigente, auprès d'auteurs radicaux ou de jeunes prometteurs comme
Sophie Laloy pour laquelle elle joue une colocataire possessive et à la sexualité ambiguë dans
Je te mangerais.
Très lié à Benoît Jacquot, qui lui a sans doute offert certains de ses plus beaux rôles, elle tourne une nouvelle fois une histoire crue et ambiguë sous sa directione en 2010 avec
Au fond des bois. Peut-être leur ultime collaboration, l'actrice semblant désireuse de prendre une nouvelle voie, derrière la caméra. Elle assomme ainsi le festival de Locarno en 2010 avec un film-choc, d'une rare crudité,
Bas-fonds, récit sans-fard et controversé de la dérive ultra-violente d'un trio féminin.
Ses pièces de théâtre avec Spectacles.fr