La trilogie d'Apu est un ensemble de trois films du réalisateur indien bengali Satyajit Ray :
- Pather Panchali (La Complainte du sentier, 1955), qui, parmi de nombreuses distinctions, remporte le prix du document humain au Festival de Cannes 1956 ;
- Aparajito (L'Invaincu, 1956) ;
- Apur Sansar (Le Monde d'Apu, 1959).
Les films, réalisés de 1955 à 1959, se basent sur deux romans bengalis de Bibhutibhushan Bandopadhyay : Pather Panchali (1929) et Aparajito (1932).
À Calcutta, Apu est un jeune diplômé brillant qui ne trouve pas de travail et tue le temps en écrivant son autobiographie. Alors qu’il assiste à un mariage, l’union est annulée car le futur époux souffre de graves problèmes mentaux. Tous les villageois tentent alors de marier coûte que coûte la fiancée. Apu, bienveillant, accepte de se lier avec elle.
Dans le deuxième volet de la trilogie, Apu a 10 ans et ce dernier insiste auprès de sa mère pour aller à l'école. Il obtient une bourse et part pour Calcutta. Déchirée, sa mère supporte mal ce depart. Elle ne le voit que pendant les vacances. Lui étudie avec obstination, et quand il apprend qu'elle est malade, il rentre mais arrive trop tard.<br>
Le film dépeint la vie du Bengale rural dans les années 1920, à travers le prisme du quotidien d'Apu et des membres de sa famille. Le père, Harihar, est un prêtre incapable de subvenir aux besoins de sa famille. La mère, Sarbajaya, a la charge d'éduquer sa friponne de fille Durga et de veiller sur sa parente âgée, Indir, dont l'indépendance d'esprit l'irrite parfois. Avec l'arrivée d'Apu dans la famille, les scènes de joie et de jeu viennent agrémenter la vie quotidienne, parfois interrompues par une tragédie.