Né en Argentine, Alfredo Arias est un des noms magiques du théâtre. Il évoque immédiatement un théâtre bien particulier où la féerie mais aussi la dérision sont habituels. Ses mises en scènes sont pleines d’originalité, de fantaisie et mêlent chant, danse, musique et poésie.
Il quitte très tôt son pays, qu’il n’oublie pourtant pas et après un passage à New York, il s'installe à Paris en 1970.
Parmi ses créations, on trouve Carmen à l'Opéra de la Bastille, La Dame de chez Maxim's en tournée en Italie, le Barbier de Séville à la Scala de Milan, The Rake's Progress à l'Opéra de Buenos Aires, Maria de Buenos Aires un opéra d'Astor Piazzolla, ou encore Concha Bonita en 2003 avec l’étonnante Catherine Ringer.
Sa définition du théâtre est "Nous sommes là pour nous surprendre nous-mêmes et surprendre les autres par quelque chose qui nous touche, nous change et peut changer les autres. Je suis quelqu’un qui bouge, mais pas toujours vers les zones valorisées. Sans transgressions, pas d’art possible. (...) Je n’ai jamais eu de ligne directrice dans ma vie, comme dans mon travail. Plusieurs langages sont nécessaires pour développer cette voie secrète qui finit, après tout, par nous conduire à nous-mêmes."