Quinze années dans l'enseignement comme instituteur et conseiller pédagogique donnent à Christian Duchange le temps de rencontrer le théâtre et ceux qui le font. Durant cette période, une pratique amateur de metteur en scène et de comédien se nourrit de diverses expériences : participant puis animateur de rencontres internationales de jeunes durant le festival d'Avignon, stagiaire comédien aux ateliers de formation du CDN de Dijon, animateur metteur en scène d'une troupe d'enfants et d'adolescents dans une maison de jeunes et de la culture. A partir de 1986, Solange Oswald l'invite à diriger un atelier de formation pour amateurs au CDN de Dijon. Création de L'éveil du printemps de F.Wedekind, de Trio de K.Kostzer avec les stagiaires de ces ateliers. En 1990, il crée la compagnie de l'Artifice. Les projets de la cie s'orientent majoritairement vers le public jeune. Nam-Bok le hâbleur d'après J.London (1990), Léonce et Léna de G.Buchner (1992), Histoires d'animaux d'après une sélection d'albums pour enfants (1993), Revenants, mémoires contre l'exclusion, choix de textes à travers le temps (1995), Crasse-tignasse de H.Hoffmann traduit par F.Cavanna (1998), Le pire du troupeau de C.Honoré après une commande d'écriture (2001). D'autres créations viennent nourrir ces spectacles professionnels. Elles invitent le plus souvent une population à l'écriture et donnent l'occasion à la parole recueillie de s'inscrire dans les formes d'un théâtre chaque fois réinventé par les professionnels qui accompagnent ces démarches. Oratorio pour 12 exclus avec des jeunes en insertion (1993), Une chasse au Snark avec des personnes âgées et des jeunes (1996), Quétigny 10.000 écrivains, une ville à histoires (1997), Opéra, nos contes d'Hoffmann avec les élèves d'un collège, des chanteurs et musiciens professionnels (2000), le Grand Ramassage Des Peurs, tentative de recyclage des peurs comme objets encombrants (2001).