Christian Roux, l'écrivain comme le musicien, croit avant tout en cette vieille chose qu'on pense acquise alors qu'elle est de plus en plus menacée : la liberté (d'être, de créer, d'aimer, de circuler...). Aussi est-ce en toute liberté qu'il se balade d'un univers musical à un autre, en creusant chacune de ses chansons au plus profond qu'il peut, sans tenir compte des instances de formatage, quelles qu'elles soient.
Ces univers, transformés à l'envi, se nourrissent de ses goûts (Beethoven, Bartok, Mahler, Joplin, Monk, Zeppelin, Who, Noir Désir...), de ses rencontres (variées et variables) et de ses couleurs (le plus souvent foncées). L'essentiel, c'est qu'il y ait l'émotion. La vraie. Celle qui dérange, comble et ravive. Pas celle qui égaye et fait oublier le monde. Surtout pas.
Loin des bluettes espiègles ou sautillandos furiosos, Christian Roux veut redonner des poings à la chanson française. Des vrais. Qui font mal.