Tawfiq Ameen Muhammad Ahmad al-Sheikh Al Deqen est né au village de Horeen à Berket al-Sab' en Monoufeyya, dans le delta égyptien. Il a obtenu son diplôme de l'Institut supérieur des arts dramatiques en 1950. Sa carrière a commencé alors qu'il était encore étudiant, jouant le rôle d'un paysan avant de participer à « Dhohoor al-Islaam » (L'apparition de l'Islam) en 1951. Sept ans après sa graduation, Tawfik a rejoint la Troupe du Théâtre libre. Il a également travaillé avec Ismaïl Yasseen dans sa troupe avant de se joindre au Théâtre national, où il est resté membre de sa compagnie jusqu'à la fin de sa vie. Au Théâtre national, il a présenté « Aaelat al-Doghry » (Les Fraudeurs), « Bedaaya wa nehaaya » (Morts parmi les vivants), « Sekkat al-salaama » (La voie sûre), « Al-Mahroussa » c'est-à-dire « Le Béni », « Afareet Masr al-gedeeda » c'est-à-dire « Les démons d'Héliopolis », « Al-farafeer » où il s'est particulièrement distingué, « Mash-had men al-guesr » (Vue du pont), « Hesbet Berma » (Le compte de Berma), « Al-naass elly taht » (Les gens d'en bas), « Kahayal al-dhell » (Les jeux d'ombres), « Solaymaan al-Halaby » et « Beer al-sellem » (L'escalier). Il était très réputé pour jouer les rôles de méchants vauriens d'une manière très particulière, que ses traits physiques accentuaient, ce qui en faisait l'un des meilleurs acteurs arabes pour ce type de rôles. À mesure que Tawfik vieillissait, ses rôles ont changé. Il a joué le rôle du père désemparé dans « Ala baab al-Wazeer » et celui du paysan dans « Kharaga wa lam ya'od » (Parti sans revenir). Ses répliques à l'écran sont devenues des expressions idiomatiques en Égypte et dans tout le monde arabe : « Ahla men al-sharaf mafeesh », « Hambaka » et « Alo ya Omam ».