
À un rythme désormais métronomique, les frères Coen approfondissent leur portrait de l’homme américain. Jalon juif de cette exploration, A serious man a conquis la critique mais scinde nettement l’auditoire des cityreporters.
Une fois n’est pas coutume, honneur aux déçus qui sortent, à l’instar de 60tibi, l’artillerie lourde pour dézinguer un film "rasoir à un point inimaginable". De l’autre côté du miroir, TheGrandWazoo a retrouvé avec plaisir les Coen qu’il aime, ceux qui mêlent "virtuosité, originalité" et "humour". Entre les deux, pas de juste milieu : où on trouve ça "intéressant" (islander), ou on quitte la salle.
Plus enthousiaste, la presse loue des Coen "géniaux" (Les Inrocks), auteurs de l’un de leur "plus grand film" (Le Monde). Et si Libération émet quelques bémols, c’est pour mieux vanter le caractère "idéal" de cette "comédie grinçante". Sérieux, donc, mais pas trop.
L'humour Yiddish se fait lourd. On a connu des films bien meilleurs dans le genre. Ce n'est pas non plus le meilleur des frères Cohen. C'est long, répétitif... On s'ennuie.
Le dernier Coen, à mon sens, manquait un peu d'inspiration ("Burn after Reading") malgré quelques passages très drôles. Avec "A Serious Man" on retrouve la finesse des deux frères. Néanmoins je comprends que le scénario puisse en dérouter certains, qui trouveront le tout assez fade. Par contre, ceux qui connaissent et apprécient les frères Coen et leur univers si particulier sauront certainement lire entre les lignes et passer un très bon moment comme moi. La réalisation est un bijou.
ça ne sert à rien d'être trop sérieux, c'est ce que nous apprennent les freres coen, mais déjà avec leduke du big lebovski; le film est un peu lent certes mais finement joué et mis en scène; pas le meilleur des coen mais bon film
Un peu déçue, clairement par ce film. C'est plein de longueurs même si le personnage fait qu'on s'y attache. La meilleure scène : la première, celle en yiddish. Ensuite... et bien, on attend de sortir de cette léthargie. Dommage.
Sans préavis préconçu avant de subir ce film, je pense que c'est parce que je suis "goy" que je n'ai pas saisi ni l'humour décalé, ni le message sûrement hautement intellectuel des frères Cohen (?), ni le vocabulaire religieux... mais ce que je sais avec certitude, c'est que j'avais hâte que le film finisse tant il était emm... !
Certes, les dialogues sont savoureux et très bien écrit, certes, la mise en scène est sublime, certes, les acteurs sont géniaux ; mais on s'ennuie! trop de longueur. dommage.
Un navet 5 étoiles. Je n'y ai pas trouvé pretexte à rire une seule fois. J'ai observé à la sortie la mine des spectateurs : aucun ne m'a paru avoir apprécié ce film.
Je ne suis pas fan des frères Coen mais ce film m'a bluffée. Un humour 3e degré (j'ai piqué un fou rire dès le début, quand le gamin se retrouve dans le bureau du directeur poussièrieux et dépassé avec la vieille secretaire qui traîne la savate en se raclant la gorge de façon dégoutante, j'en ri encore). Bref tous les personnages sont plus cinglés et déplaisants les uns que les autres et ce pauvre homme écrasé par la fatalité de sa misérable existence cherchant une explication dans la religion est tellement pitoyable. Excellent film.
Je suis fan des films des frères Cohen, j'adore leur côté "gorifique-drolifique", 77ème degré, leur façon de traiter la vie par l'absurde et le décalé. J'ai donc été un peu déçu par leur petit dernier qui lorgne un peu trop sur l'univers allenien, et sur toute une symbolique religieuse. Certes, on rit tout de même de temps en temps, mais on s'ennuit aussi un peu, et on ressort de la projection mi-figue mi-raisin, partagé entre la satisfaction et la frustration. La fin est assez surprenante, et renforce encore ce sentiment d'ambivalence. A voir tout de même, pour les inconditionnels.
Le premier étant bien sûr celui de Woody Allen. Içi, il y a moins de psychiatres, mais plus de rabbins, ces derniers étant tout aussi impuissants que les premiers à comprendre et démêler les tracas du héros. On trouve chez les frères Coen un humour décalé et doux, qui fait sourire et réfléchir. La photo et les décors sont très bons, avec une plongée saisissante dans les années soixante.
Un des meilleurs Coen depuis bien longtemps. Tout le monde n'aimera pas. Pour les fans en tous cas, n'hésitez pas. Et découvrez le reste sur l'écran.
Le titre a tout dit... dans ce film on passe son temps à attendre, évidemment on reconnait la patte des cohen tant au niveau des couleurs, que des looks et des ''gueules'' mais franchement ce n'est pas le grand éclat de rire, et rien de très philosophique dans tout cela, moi qui suit assez fan d'habitude, celui là est décevant... au suivant !
La filmo récente des frères Coen est relativement inégale: chefs d'oeuvres alternent avec films plus mineurs. Cette fois-ci "A serious man" est à classer dans les meilleurs films du duo. Si j'ai bonne mémoire, c'est la première fois que les frères Coen parlent de leur communauté. Ils nous offrent à nouveau des personnages farfelus ou carrément dingos, des situations cocasses, et des moments de philosophie assez suréalistes...La scène de bar mitzva a elle seule vaut le déplacement. Fan d'humour pince sans rire: un nouveau film à ne pas rater!
L’humour des Frère Coen est bel et bien présent comme toujours, avec en petit plus une petite réflexion sur le sens de la vie, et sur la présence et l’importance de la religion dans la vie. Le seul problème est qu’on passe son temps à attendre le moment fort du film, et je l’attends toujours. Non franchement c’est pas le meilleur des Frères Coen.
Formidable récit à la façon du Talmud, merveilleux humour juif sur ce qui nous attend et qu'il faut "accepter avec simplicité" comme le dit la citation de ce rabbin médiéval Rashi, en exergue ; entre le matriarcat pesant, la famille qui craint, les étudants branleurs, les voisins à la gachette facile, les nudistes ashkénazes à forte poitrine... C'est génial, un délice, je n'avais pas trop d'appétit pour ces frères cinéastes, j'ai eu tort, tout m'a plu dans ce film un peu lent certes mais d'une densité rare et avec ce formidable humour doux et acide à la fois, issu du yiddishland pur jus ! Et que l'on ne me dise pas que c'est un film communautariste ; le Talmud n'est pas mon pain azyme quotidien, juste ma tasse de thé favorite dans la littérature, le cinéma, la musique Kletzmer, les copains, bref le sel de ma vie de goy. Surtout n'arrivez pas en retard !
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