Les comédies caustiques d'Etienne Chatiliez sont réputées. Mais son nouveau film, Agathe Cléry, qui s'attaque au racisme, rencontre un accueil plutôt froid côté internautes, et glacial côté presse.
La presse est cassante, les journalistes ne lésinent pas sur les mots durs : "peu crédible" (Elle), "facilités, rythme un peu poussif" (Le Monde), "tarte" (Télérama) et L'Express de conclure "un film plus frustrant que mauvais". Sans commentaire.
Les internautes bien que globalement déçus, pèsent plus raisonnablement leurs mots. "Dans l'ensemble on rigole bien" nous dit path_of_glory, "un bon moment" selon Lanageuse34, "étonnant et sympathique" pour Danielstephy. Les détracteurs quant à eux trouvent le film "nunuche" (Zingara) et certains vont même jusqu'à le qualifier de "nul" (Toluna7989, Lolotte).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
En dépit des numéros de danse tordants, le déroulé du film patine vite. L’histoire d’amour entre Agathe et son nouvel employeur est peu crédible. Quant à la fin tellement politiquement correcte, elle frise l’incorrection.
Étienne Chatiliez a perdu sa verve et sa belle insolence. Malgré quelques rares moments originaux, l'histoire est très vite plombée par des chorégraphies, des chansons et des musiques catastrophiques.
Un film trop correct. Rayon comédie, le cinéaste est moins jubilatoire que d'ordinaire, peut-être parce qu'il a basculé du comique de mauvais esprit, caustique, cruel et mordant, à la caricature de moeurs sous-tendue par un discours moral et correct. Facilités, intrigue et rythme un peu poussifs : en dépit de ces handicaps, le spectacle fait sourire ici et là, en grande partie grâce à Valérie Lemercier.
A cause d'un scénario prévisible qui enfonce des portes ouvertes, Chatiliez il ne trouve jamais le bon ton, malgré des numéros chantés-dansés très réussis, car saugrenus, et une Valérie Lemercier impeccable. Un film plus frustrant que mauvais.
Le film aurait peut-être été plus drôle si l’enjeu de la couleur de peau pour le personnage principal avait été plus décisif, par exemple si elle avait été une élue du Front national briguant un nouveau mandat… mais c’est pas sûr.
Le message antidiscrimination est clair, si l'on ose dire. Mais ce happy end industriel est une première dans la filmographie d'Etienne Chatiliez. Et tellement tarte que Valérie Lemercier pourrait en faire un sketch qui serait sûrement, lui, très drôle.