
La vie est pleine de mystères qu’il est parfois impossible de résoudre. Prenez Camping 2, machine de beaufitude assumée, censée séduire le public et rebuter le critique. Et bien, croyez-le ou non, l’effet produit est strictement inverse.
Si la presse ne s’est pas pressée pour assister au défilé de slip de bains, elle a presque aimé ce second opus. Libération déniche un je ne sais quoi de "délicieusement louche" et un "rire triste" chez Onteniente. Fidèle à lui-même, Elle s’est quant à lui contenté de l’ambiance "aussi chaude qu’un barbecue".
L’exigence est donc du côté des spectateurs qui, au choix, s’ennuient "comme des rats morts" (lizoux), "essaient de rire" tant bien que mal (molly23) voire se sentent pris "pour des gogos" (roy.robert). Tout n’est pas non plus complètement noir, coquelicotss louant les "bonnes trouvailles" de Dubosc et Cie. Sous la tente, rien de nouveau.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
L’ambiance est aussi chaude qu’un barbecue ! Avec, en sus, un Richard Anconina craquant en assureur psychorigide, une Pauline à la plage (Julie de Bona) appétissante comme ses barquettes de frites, un supplément de tendresse qui donne envie d’adopter Franck Dubosc.
Il y a quelque chose de délicieusement louche dans les films d’Onteniente. Rien de vulgaire ni de beauf comme s’en débarrassent généralement les aveugles pressés. Onteniente y désarticule sans vergogne acteurs et situations, met à jour le fil blanc de la mécanique comique, le tire jusqu’à la douleur. Avec Camping 2 comme avec Disco, on a le sentiment d’assister à un autre film que celui qu’on regarde. Le traitement visuel est ainsi beaucoup plus virtuose que ne l’exige habituellement le genre, ce qui produit une sorte de rire triste, lesté de désillusion ou d’un sentiment de perte.