
Gainsbourg revu par le dessinateur poète Joann Sfar, de quoi faire rêver, ou du moins intriguer! Pour le Figaroscope, "l'irrévérence et la liberté" avec lesquelles Sfar "fantasme le mythe" (L'Express) en fait l'un des films "les plus audacieux de ce début d'année". Sfar ravit, lorsqu'il insiste sur l'enfance et la carrière "ratée" du peintre, lorsqu'il les saupoudre de sa culture "cartoon" (Libération), dessinant un conte "léger-lourd" (Les Inrockuptibles), à l'image de l'artiste.
Il ennuie plus lorsque il affiche un catalogue de "têtes reconnues" (Les Cahiers du Cinéma), ou quand il traite des dernières années, "perdant la cohérence de ses débuts" (Le Monde).
Pour la majorité du public, c'est une œuvre émouvante qui fleure bon le "parfum de la liberté (de création)" (jakimo). Le mélange "réalité et imaginaire" (LadyRem) a charmé autant que les acteurs "époustouflant de vérité" (tina 75).
Mais les intrusions fantastiques déroutent certains puristes du biopic, et "l'émotion se fait parfois prier" (papimauf), donnant un résultat "conventionnel et superficiel" pour lanotte. Un petit goût d'inachevé en somme. Finalement, Joann Sfar "a-t-il été suffisamment fou ?" (Télérama)
Un film pour lequel les critiques se suivent et ne se ressemblent pas, laudatives à l'excès ou très dures...Pour moi ce fut une belle surprise... J'aime Gainsbourg, j'admire le compositeur, créateur des plus belles chansons qui soient,l'amoureux des femmes et sa pudeur, qui transparaît magnifiquement à l'écran sous la provocation affichée, grâce à la réalisation ample et inventive de Johann Sfar et l'époustouflante prestation d'Eric Elmosnino... Un conte, oui,une fable surtout, mettant en scène de façon drôlatique "l'homme à la tête de chou", superbement évoqué sous les traits de ce petit garçon arborant avec cran son étoile jaune dans un Paris occupé... Un parcours qui le mènera des cabarets transformistes de la capitale à l'appartement de Gréco, puis en 1968 à sa rencontre avec le fantasme fait femme : BB ( l'admiration avouée de Laetitia Casta pour l'actrice a sans doute été déterminante dans sa composition sensuelle et lumineuse plus vraie que nature)... c'est toute la vie"héroïque" du musicien qui défile sous nos yeux avec plus ou moins de bonheur, certes, mais dont l'oeuvre subversive fera vibrer la planète entière. Et j'ai gardé pour la fin Jane Birkin, incarnée avec une sensibilité à fleur de peau par la regrettée Lucy Gordon à qui le film est dédié... Une réalisation originale et créative même si non exempte de maladresses, un conte musical qui nous fait réentendre aussi avec émotion l'oeuvre d'un artiste unique, irremplaçable...
bien joué par le comedien qui interprète gainsbourg mais surtout très bien vu par le réalisateur; je suis allé voir ce film, un peu à reculons, et franchement, c'est une réussite; l'artifice du cinéma d'animation, le choix d'une évocation de certains "moments" de la vie de SG , tout ceci rend le film léger et réjouissant
Bonne interprétation et bonne musique, présentation originale des effets spéciaux, nous repartons dans les années soixante et soixante dix avec ces vamps.
Après un démarrage plutôt original: l'enfance de Lucien superbement interprété par ce jeune comédien + le "double" fantastique, le film finit par s'enliser dans des scènes sans rythme ou se contente de nous raconter ce que tout fan sait déjà dans un style plutôt vidéo-clip...Lucy Gordon est une des rares à tirer son épingle du jeu. Bref, à regarder avec indulgence quand il passera à la télé.
Ce film conté restera dans mon histoire cinématographique. Superbement joué par tous les acteurs. Bref... je n'ai pas de mot... au secours Serge !
Je critique mais pour connaître réellement la vie de Gainsbourg, c'était mieux de regarder le reportage sur France 3 ! Ici trop de clichés, ça passe trop vite, on ne ressent pas l'intensité de sa vie.
Joann Sfar s'approprie Gainsbourg et le restitue, on a envie de dire "déjà" ! De ce portrait fantasmé, j'avoue avoir nettement préféré la star enfant et jeune adulte que sur le déclin : comme beaucoup de fans, j'exécrais ce qu'offrait de lui le Gainsbarre public devenu épave, son billet de cinq cent francs brûlé sur un plateau télé ne me faisait pas rire... Le défilé de dulcinées est un régal (pitié pour France Gall !) : jusqu'à l'arrivée de Jane Birkin fictive (qui aurait fait beaucoup rire la vraie !), j'ai eu du mal à y croire pour m'être remémoré le couple lors d'invitations télévisées, autrement plus détonant. Par ailleurs, les dessins intercalés, les ombres dodues, tout cela ajoute au mythe. On a les excentricités de Gainsbourg, probablement pas dues seulement à l'alcool et à la fumette mais à plus corrosif... Quelques scènes musicales et ses notes, si caractéristiques, tout le film en est baigné. Mais silence sur les coulisses de l'auteur-compositeur, ses échanges avec d'autres musiciens, je pense par exemple à la rencontre Bashung-Gainsbourg. Eric Elmosnino incarne certes à la perfection le personnage, inclus ses manies sulfureuses de façade, qui glaçaient tout le monde en comparaison du talent indéniable du bonhomme. Un Gainsbourg fantasmé avec pertinence, mais dont il manque des pièces. Il devrait laisser surtout l'empreinte de sa musique en France, par rapport aux pays anglo-saxons par exemple. Nul doute que d'ici vingt ans, relié à de bonnes interviews, à des images d'archives inédites aujourd'hui, ce film aura beaucoup de gueule.
Le plaisir de retracer la vie de Gainsbourg et de son Gainsbarre; tous les roles sont joués à merveille mais 1 choses m'a manqué; d'entendre la vraie voix de gainsbourg!!! et puis ça part un peu dans un délire marionnette/bd parfois. Comme le dit le titre, c'esu un conte!!!!
J'ai passé un super moment. Les personnages sont très ressemblants et touchants. Hormis l'acteur qui joue le rôle de Gainsbourg j'ai été vraiment surprise par l'interprétation de B.B. par Laetitia Casta. Je pense que sa vie a été bien retracée. J'ai beaucoup apris sur sa vie d'enfance. Bravo pour ce film.
Pour un vieux fan de Gainsbourg comme moi c'est un vrai plaisir de le revoir ce sacré bonhomme ! Mais c'est là finalement que résident à la fois la réussite et le problème de ce film : - On voit Gainsbourg, très bien interprété (bravo aussi aux maquilleuses/maquilleurs). On suit sa vie de la jeunesse pendant la guerre, jusqu'à la maturité. On le voit (un peu) créer. Bravo aussi pour Gainsbarre, il a sa place dans l'histoire. - Mais au bout du compte ce film est une suite de clichés, qui finit (à part quelques rares exceptions : relations avec les parents, rencontre avec Vian, Fréhel) par tourner à la caricature (Bardot, Gall, Birkin, les clopes, les coups de gueule). Ouf on échappe de justesse au billet de 500 balles, mais ce n'est pas passé loin ... Au bout du compte, un bon film quand même, pour les fans et les autres. Concernant ce qu'écrit le réalisateur à la fin du film : personnellement je l'ai trouvé très ancré dans le réel ce Gainsbourg. Trop même.... chacun jugera. Blague à part, le lendemain j'ai surtout ré-écouté quelques disques .... hum ... classieux ....
J'ai bien aimé le film qui survole la vie de cet artiste un moment de bonheur pour ceux qui ont aimé Serge Gainsbourg on est plongé dans son univers et grâce au film, on le connait un peu mieux l'interprétation par l'acteur Elmosnino est très intéressante ; magnifique Brigitte Bardot avec L.Casta. Serge Gainsbourg était un talentueux artiste musicien et compositeur et on se régale de réentendre toutes ses chansons ; si vous ne l'avez pas encore vu courez y vite !
J'ai adoré, l'interprétation de Serge Gainbourg, par contre la jeune fille qui jouait le role de Jane Birking, m'a beaucoup déçu. Dommage !
Film surprenant, mais très agréable, les interprétations sont magistrales, beaucoup d'imagination avec la marionnette très réussie, une satire bien sympathique à voir même si on est pas fan de Gainsbourg, la comédie apporte une détente certaine.
Malgré la performance d'Eric Elmosino qui interptète un Gaisbourg bien barré et attachant, il est même parfois séduisant, le film se perd dans des détours oniriques et devient ennuyeux. Laetitia Casta est superbe en B.B sensuelle; le réalisateur doit détester France Gall, traitée comme une débile (pauvre Sarah Forestier, une triste caricature).
Belle histoire, bien racontée, seul bémol l'avatar au côté de l'acteur avec son nez et ses mains demeusurées, cela été inutile pour comprendre les démons qui habités Serge, par contre superbe performance d'acteur et maquillage blufant.
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