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LES AVIS DES INTERNAUTES

 
 

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Mon avis

 
09/03/2008 - elenap

Un spectateur se demandait à propos de ce film (1) “si le projectionniste ne s’est pas amusé à découper le film pour le remonter de façon aléatoire”. Je ne suis pas d’accord. Les fragments qui composent ce portrait éclaté présentent une profonde cohérence, et c’est, à mon avis, la principale réussite de ce film. Portrait parfois incompréhensible, certes déroutant, et et en cela plus proche de la vérité profonde du personnage (insaisissable, aux facettes multiples), qu’un biopic linéaire. “I’m not there” n’est pas un documentaire, n’allez surtout pas le voir pour “apprendre” quelque chose sur la vie de Bob Dylan. Il n’est pas pour autant nécessaire d’être un érudit de Dylan pour prendre plaisir à ce film, il n’y aucun intérêt à traquer les références à des épisodes qui ont “réellement” eu lieu, à des personnes qui ont “vraiment” existé. En revanche une connaissance générale de sa vie me paraît indispensable (l’article correspondant dans Wikipedia fera très bien l’affaire). Bref, je vous conseille d’aller voir “I’m not there” si vous êtes aussi séduits que moi par l’ambitieux pari de Haynes, ne serait-ce que pour vous former votre propre avis.



I'm not fan

 
22/01/2008 - diastem

Voici un film quelque peu prétentieux, quelque peu chiant, quelque peu snob... Avec la meilleure volonté du monde on peut considérer ça comme un"objet" de cinema un peu comme une installation ou une performance quoi... Bref, oubliable...




BoB Dylan, par hasard

 
16/12/2007 - path_of_glory

Voilà un film à caractère musical sur Bob Dylan... et quel caractère ce Monsieur. Un vrai puzzle avec des morceaux éclatés, où chaque pièce est une vision différente de l'autre et qui rassemblées forment un tout. Pour ma part, je me suis laissée entrainer dans le tourbillon des 6 personnages. Soyons honnête, c'est très dur à suivre, car les vies des 6 personnalités se chevauchent dans un ordre non chronologique... ça déroute mais je trouve ce procédé souligne directement, une métaphore indirecte, la complexité de l'artiste. Je ne connais presque rien de Bob Dylan et c'est presque dommage car j'ai eu le sentiment de louper plein de subtilités, ce qui fait que je déconseille ce film tout en le conseillant... un paradoxe à la BoB Dylan... allez savoir...



Caméléon schizophrène sous acide

 
13/12/2007 - Madame Pim

J'ai failli tomber de mon fauteuil de sommeil et, avant de me décrocher définitivement la machoire, je suis partie avant la fin. Bob Dylan est sans doute un être complexe, aux paroles complexes ou incompréhensibles, et le réalisateur a voulu nous montrer ce qu'est d'être Bob Dylan, ou de se trouver dans la mémoire de Bob Dylan. 6 comédiens représentent le personnage, ils n'ont pas tous le même nom, ni le même sexe, ni la même couleur de peau. La chronologie est éclatée, à tel point qu'on ne sait plus où on en est. Christian Bale ressemble à David Bowie, Richard Gere évolue dans un western qui n'a rien à voir avec le reste, auprés d'un village de fins débiles hallucinés, Heath Ledger ne ressemble à personne, Kate Blanchet est la plus crédible, les seuls moments du film qui vaillent. Le style est un mélange entre le reportage, le documentaire, l'interview, David Lynch période EraserHead et Lost Hiway, matiné d'un peu de western. I'm not There. All right. Et moi, si j'avais su, j'aurais pas été là non plus.



Attention : chef d'oeuvre

 
11/12/2007 - capdom

Je ne connaissais pas grand chose à la biographie de Dylan et tres peu de sa musique : pour mieux comprendre le film il est utile d'etre un peu preparé. Le fait de ne pas l'etre ne m'a pas empeché de prendre un plaisir immense à voir ces 6 personnages incarner six periodes differentes de la vie de l'artiste, dirigés et filmés superbement par Haynes qui realise ici une composition fascinante.



Un bon exercice autour de Dylan

 
06/12/2007 - corrio - 1 commentaire

Il est probable que beaucoup, parmi celles et ceux qui s'étaient régalés à la vision des "biopics" sur Johnny Cash ("Walk The Line") et sur Ray Charles ("Ray"), seront déroutés par "I'm not there", exercice de cinéma très particulier tournant autour de la personnalité de celui qui a métamorphosé la musique populaire entre 1960 et 1970, et ce à l'échelle de toute la planète, Mr Robert Allen Zimmerman, alias Bob Dylan. Une personnalité tellement polymorphe que le réalisateur Todd Haynes a choisi de ne jamais lui donner son véritable nom et de la faire interpréter par 6 comédiens différents. Dont un jeune gamin noir de 11 ans ; dont une femme, Cate Blanchett ; dont Richard Gere. Si on ajoute que le film s'amuse sans arrêt à faire perdre la notion du temps au spectateur, on comprend qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre de tout repos, du genre "je m'assois dans mon fauteuil et tout ce que je vois et j'entends se glisse doucettement dans mon esprit". En fait, contrairement à "Walk The Line" et "Ray" qui ont sans doute contribué à faire connaître et à faire aimer Johnny Cash et Ray Charles au grand public et aux jeunes générations, il n'est pas certain que "I'm not there" obtienne le même résultat. Certes, contrairement à "Walk The Line" et "Ray" dans lesquels on n'entendait pas les véritables interprétations des deux chanteurs concernés, ici, la grande majorité des chansons de Dylan que l'on entend sont chantées par Dylan lui-même. Par contre, pour goûter pleinement ce film, il est nettement préférable d'avoir déjà une bonne connaissance de l'artiste, de sa vie et de son oeuvre. Là est toute sa limite. De ce film tourné en grande partie au Québec, on retiendra que l'interprête le plus crédible parmi les 6 proposés pour interpréter le personnage de Dylan s'appelle Cate Blanchett, une femme ! On prêtera aussi une oreille attentive au narrateur, qui n'est autre que Kris Kristofferson. On s'amusera à reconnaître Julianne Moore dans le rôle d'Alice Fabian, alias Joan Baez. On appréciera la prestation de Charlotte Gainsbourg qui, décidément, n'est bonne comédienne qu'avec des réalisateurs non français (cf. "Golden Door"). Et on s'interrogera sur le pourquoi du titre. "I'm not there" : en fait, une vieille chanson de Dylan qui, jusqu'à présent, n'était connue qu'au travers de disques pirates. Un résumé, également, de Dylan, qui, en fait, n'était jamais là où l'on attendait. Et ça, le film le montre très bien !





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