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LES AVIS DES INTERNAUTES

 
 

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Beauté, langueur et désespoir

 
24/10/2011 - diapree

Véritables tableaux vivants où les filles de joie, beautés languides lovées dans des sofas profonds s'alanguissent au milieu des ors et des velours, couvées par le regard brillant de leur protecteur, rendant hommage à leur grâce ou à leur beauté. C'est ainsi que débute le film de Bonello et l'on ne peut s'empêcher d'évoquer, à l'aube de ce XXe siècle, peintres , pioètes ou artistes qui ont marqué l'époque. On l'aura compris, la photo est de toute beauté et l'on se surprend à penser que le plaisir tarifé vu sous cet angle avait de quoi séduire...Mais la façade séduisante ne tarde pas à laisser apparaître les fissures et l'envers du décor : le raffinement n'exclut pas la cruauté et le visage affreusement mutilé de Madeleine, devenue "la femme qui rit" hante le film. Une superbe évocation donc de ces maisons closes, de ces prisons dorées d'où nulle ne pouvait s'échapper, prise à son propre piège, qui offre un autre angle de réflexion sur les femmes, objets de fantasmes soumises aux désirs des hommes depuis que le monde est monde...



beau, lent, triste et désespéré

 
05/10/2011 - cristalion

Il y a un parti pris d'esthétisme dans la photographie mais aussi dans l'ambiance, les relations, le jeu des actrices. Tant d'ailleurs que j'ai bien peu ressenti d'émotion, je ne suis pas entrée dans l'histoire de ces filles.J'ai consommé un moment de tristesse, de langueur et d'étouffement qui ne colle pas à la bienséance de leurs rapports dans une vie sans espoir. Bref, j'ai trouvé le tout bien esquissé mais pas fini !




J'ai aimé

 
30/09/2011 - mgauthier

Atmosphère très bien rendue de la maison close, confinée mais aussi sensuelle et parfois cruelle et la solidarité mêlée de dérision de ces femmes face aux phantasmes parfois cruels de certains hommes et l'engregenage quasiment irréversible dans lequel elles s'enfoncent.



un beau tableau

 
29/09/2011 - islander

Ce film est un choc...On peut en sortir bouleversé....Effectivement il y a atteinte à la femme dans ses maisons closes qui sont clairement destinées au plaisir des hommes...Le film rend le propos sordide...Sous couvert d'esthétisme il invite à une réflexion profonde sur l'essence et le devenir de la prostitutionLa femme qui rit, victime d'un maniaque qui lui taille les joues avec un poignard revient comme un refrain hanté le spectateur et sa conscience..L'ambiance feutrée du bordel galvaude toute dignité humaine...Qui vient se réfugier ici ? des hommes seuls, des âmes en peine, une humanité veule souvent plus en quête d'affection que de plaisir..Le film dérange, ces jeunes filles qui se baignent dans du champagne narguent la décence et l'intelligence...Peut être faudrait il autre chose que des bordels pour soulager l'humanité, il y a du glauque, du désenchantement à chaque sourire, à chaque parole....Le dialogue est important reste un peu la morale de ce film convaincant qui se termine par un plan interrogateur sur la prostitution contemporaine, au grand air c'est la même misère...Je conseille malgré une certaine longueur...



gentillet mais pas réaliste

 
24/09/2011 - chevreul

oui c est joli a voir, une belle succession de beaux tableaux, mais cette maison close parait bien paradisiaque malgré tout, rivalités dites vous, où ca ? je vois plutôt beaucoup de complicité entre elles , à part un sadique, de bien gentils clients, une "patronne" bienveillante, non tout ca est trop beau ! il y a un parti pris en faveur des maisons closes, si on se réfère à l image finale des prostituées actuelles sur le périph non je n ai pas adhéré à cet angélisme de plus je n ai pas du tout aimé Hafsia Herzi, avec sa moue habituelle, elle n aurait pas eu grand succès dans cette maison close, c est une tue-l amour ! ( ca fait chic pour elle de faire la gueule en permanence ? ) les autres actrices sont bien plus remarquables ! Céline Salette est sublime !!!



Les critiques sont malades ?!

 
23/09/2011 - symphonie10

J'attendais de voir les femmes choisies, je m'attendais à toutes les formes. Mais non. Des visages différents certes mais des corps semblables. J'ai été déçue... J'attendais de voir la suite : je n'ai pas supporté. Je suis sortie avant 15 minutes et suis restée prostrée pendant au moins autant de temps. Ce film c'est des images de Maltraitance. La maltraitance reste de la maltraitance même esthétisée c'est même encore pire. Non moi je ne trouve pas ça beau. Et je refuse ça comme "divertissement".



Ennui

 
22/09/2011 - bazar1

Une heure de plus ou de moins ne ferait pas la différence : film sans âme, ennuyeux,... je suis parti.



Beau, intéressant mais ... 20 minutes en trop !

 
21/09/2011 - corrio

Peut-être avez vous toujours rêvé de voir à quoi ressemblait une maison close au début du 20ème siècle et, bien entendu, vous n'avez jamais eu l'occasion d'en visiter une ? Dans ce cas, ce film, en compétition à Cannes 2011, est vraiment fait pour vous : de très belles images, un scénario intéressant, un film très bien documenté, une bonne distribution et rien de bassement graveleux. Le seul bémol qu'ont pu lui trouver tous les cinéphiles qu'ils l'ont vu à Cannes et avec qui j'en ai parlé à chaud, c'est sa longueur : 122 minutes. Tous s'accordaient pour dire que le film eut été beaucoup plus fort avec 20 minutes de moins. Tous sauf A.D. qui, lui, aurait souhaité 4 heures de plus ! Il y a un autre petit détail qui pourra troubler certains pinailleurs (j'avoue : il m'arrive d'en faire partie !) : la musique. En général, on accepte assez bien d'entendre des musiques antérieures à la période peinte dans un film. Il est plus difficile d'accepter un anachronisme quand il est dans l'autre sens : c'est pourquoi l'adagio du concerto n°23 de Mozart (qu'est-ce qu'on l'entend souvent au cinéma ! rappelez vous "l'incompris" de Comencini) passe très bien, mais on peut tiquer en entendant "Nights in White Satin" des Moody Blues (1967) ou 3 morceaux du chanteur de Rythm'and'Blues Lee Moses, enregistrés dans les années 60. Concernant ce dernier, il n'est pas innocent de constater que son titre le plus connu avait pour titre "Bad girl" : maison close - mauvaise fille, est-ce un hasard ?





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