
Tirée d'une histoire vraie, cette tragédie sicilienne "âpre et violente" (Le Figaroscope) rend hommage à ceux qui luttent contre la mafia. Porté par l'actrice Veronica d'Agostino, "formidable de résolution et d'intensité" (Le Monde), ce film "à thèse" parvient, sans égaler la puissance d'un Gomorra, à être un peu plus qu'un "mafia movie" de plus (Télérama). Les Inrockuptibles eux sont plutôt déçus par cette "vengeance de femme au sein d’un univers patriarcal et macho" et dont ils attendaient mieux.
Du côté des internautes, on a plus ou moins apprécié l'œuvre malgré de nombreuses "scènes de violence" (mob666) et le côté "trop connu" de l'intrigue (patoushka). Si fabien_olivetto insiste sur l'interprétation des acteurs, "vraiment très bien", Islander est plus touché par "l'émouvant témoignage" d'une jeune femme qui a eu le courage d'élever sa voix dans un monde plus qu'hostile.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Tirée de l'histoire vraie de Rita Alatria et du procureur Borsellino, cette tragédie sicilienne âpre et violente rend hommage au courage de ceux qui luttent contre la mafia. Gérard Jugnot est excellent, et on fait avec la jeune Veronica d'Agostino, magnifique, un trajet intérieur impressionnant, dans une solitude inouïe.
Marco Armenta se laisse tenter tantôt par le mélodrame (particulièrement dans les séquences finales), tantôt par le film politique à l'italienne, à la manière de Francesco Rosi. Heureusement pour le film, il s'est trouvé une Sicilienne pour interpréter le rôle titre. La jeune Veronica d'Agostino est formidable de résolution, d'intensité. C'est elle qui fait approcher la vérité de cette vie brisée.
Ce récit d’une vengeance de femme au sein d’un univers patriarcal et macho recelait une promesse : dépolariser le film de mafia d’un champ masculin vers un ailleurs féminin, en inversant les modalités du pouvoir. Hélas, La Sicilienne semble moins inquiet d’exploiter cette relance d’un genre – ses subtils conflits thématiques – que de remplir un programme justicier surdéterminé.
Le réalisateur a voulu élargir son champ d'action en réalisant une tragédie, jouée à merveille par Veronica D'Agostino, capable d'une rage noire et d'une infinie douceur dans une même séquence. Face à elle, dans la peau du juge, on trouve un certain Gérard Jugnot. [...] Notre vedette nationale étant inconnue là-bas, voilà donc Jugnot doublé en italien. La gêne n'est que passagère. Le sujet est assez fort et sobrement traité pour balayer toute réserve.
Le récit de leur combat n'atteint pas la puissance dramatique de Gomorra, de Matteo Garrone. Mais le destin de cette adolescente rebelle, reniée par les habitants de son île et par sa mère, rend tragique ce film à thèse qui parvient à ne pas être qu'un « mafia movie » de plus.