
"Qui a peur du loup ? c'est pas nous, c'est pas nous !" Mais la presse a un peu plus peur du film de Nicolas Vanier. Un mot semble mettre d'accord les journalistes : "dommage" (Télérama). Dommage pour le "sentimentalisme conventionnel" (Le Figaroscope) qui parasite la beauté du documentaire et de ses protagonistes, les loups. Dommage pour le scénario léger, la "réalisation bien trop sage" (Télérama) et la "postsynchronisation désastreuse" (L'Express). Dommage qu'on n'apprenne "rien sur les Evènes" (Le Monde), ce peuple nomade de Sibérie. Libération a même l'impression "qu’un téléfilm de M6 s’est glissé en douce dans un documentaire sur la nature".
Les internautes ne sont pas du tout du même avis. Face à une telle traversée, ils ressortent "bouleversés" (JOSETTE25) par les "images magnifiques et éblouissantes" (bodhiva). Quelques jours avant les Fêtes, c'est "une leçon de vie" (evelinedebrabant) doublée d'une évocation de l'Amour, traité "avec pudeur et sensibilité" (zamioculcas) qu'offre Vanier aux amateurs de "bouffée d'air pur" (islander).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Dommage qu'une fiction au sentimentalisme conventionnel parasite la beauté du documentaire. Les paysages sont splendides, les loups aussi.
Si vous voulez ne rien apprendre sur les Evènes, allez voir le nouveau film de Nicolas Vanier. Gros plans sur son visage attendri devant les bébés loups, lumière tamisée sur les corps des amants sous la yourte, musique lyrique sur la beauté éternelle des paysages enneigés, aucun cliché n'est épargné au spectateur qui est prié de s'extasier devant tant d'harmonie et de simplicité.
De belles images, un scénario prévisible, une postsynchronisation désastreuse.
La trame du film est assez légère, ce qui en soi n’aurait guère d’importance si les dialogues, l’exploration du lien homme-animal ou même des seuls personnages ne l’étaient pas. Mais là, comment dire, la chose est hybride, on a l’impression qu’un téléfilm de M6 s’est glissé en douce dans un documentaire sur la nature. D’ailleurs, on aurait adoré voir un docu sur les Evènes et leur rapport aux loups, aux rennes, aux autres Evènes et à l’image que l’on donne d’eux.
Loup en met plein la vue. Dépaysement garanti, jusqu'à l'aurore boréale en apothéose. Dommage que la réalisation, bien trop sage, se contente de mettre en valeur les paysages sans se mettre au diapason de la musique de Krishna Levy, digne, elle, des grands films d'aventure hollywoodiens.