
La presse est séduite par les acteurs : "La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode" ( Libération). Mention spéciale pour Gérard Depardieu : il "se révèle comme ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un immense acteur romantique, en mal d'amour et de tendresse" (Le Monde). Quant à la poésie, elle divise : "Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative - comme dans la seconde partie de Mammuth" (L'Express), "De la pose mais pas de le poésie, que [les auteurs] prétendent vendre à chaque plan" (Cahiers du Cinéma).
Dans l'ensemble, même engouement de la part des internautes : "Depardieu est monstrueusement lui-même : grandiose"(Loumatin), "Le charisme de Gerard Depardieu voilà incontestablement la première réussite de ce film" (Lyes215). Mais c'est encore la poésie qui pèche : "Belle photographie, humour noir et poésie, un régal" (LadyRem), "les images du style super 8, pas de sujet, creux comme un navet ! " (matuvu).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Si le début du film est parfois drôle [...], il s'effondre quand Serge enfourche sa moto, une "Mammuth" pour faire la tournée de ses anciens employeurs et compléter son dossier de retraite. [...] De la pose mais pas de le poésie, que [les auteurs] prétendent vendre à chaque plan.
Sous la trivialité pachydermique de cette balade, Gérard Depardieu se révèle comme ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un immense acteur romantique, en mal d'amour et de tendresse.
Les scènes sont très marrantes, mais une idée au moins est géniale, déjouant les facilités de la misanthropie bougonne et desserrant l’étreinte de ce monde de demeurés : avoir confié le rôle de “Mammuth” à Gérard Depardieu. A notre tour de dire une chose, idiote mais bouleversée : c’est le plus grand acteur au monde.
De la poésie. Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative - comme dans la seconde partie de Mammuth. Mais toujours suivie de gags et de réflexions d'une farouche causticité propres aux auteurs et citoyens de Groland.
Depardieu retraité recherche ses employeurs dans une comédie aussi désespérée que joliment miteuse. Groland et gros casting. La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode. Et Gérard Depardieu emporte tout, avec sa grosse présence.
Mammuth n'est pas un chef-d'oeuvre. Il y a des scories, de petites âneries même, comme il y a des coups de force incroyables - une scène de masturbation entre cousins sexagénaires, à la recherche de leurs joies adolescentes : on dirait le remake tout cabossé d'une séquence de 1900, de Bertolucci, avec De Niro et Depardieu, déjà... Mais la grande réussite de Delépine et Kervern, c'est de redonner à un mythe vivant, souvent égaré toutes ces dernières années, un monde de cinéma qui lui convient absolument et auquel il fait, en retour, don absolu de lui-même. Mammuth est l'un de ces films, finalement rares, qui font, au sens plein du terme, aimer un acteur.