
Marius et Jeannette est le septième film de Robert Guédiguian. tous ses films parlent des petites gens de l'Estaque, mai à chaque fois le réalisateur décale un peu sa vision par rapport à la précédente. A la vie, à la mort était un film très sombre, une sorte de négatif de Marius et Jeannette. Les deux personnages principaux ont quarante ans. Ils sont ouvriers et vivent à l'Estaque, le quartier de Marseille connu grâce aux impressionnistes. (le réalisateur fait référence à Cézanne lorsque Jeannette raccroche une reproduction sur le mur de sa cuisine). ILs sont blessés par la vie, et ce conte souhaite montrer la renaissance de leur capacité à être heureux. Marius (Gérard Meylan) vit dans une usine immense en cours de démolition, qui domine la mer. Jeannette (Ariane Ascaride) vit dans une courette typique de l'habitat traditionnel méditérannéen. Dans l'usine désaffectée, Marius vit seul. Dans la courette, Jeannette est soutenue par ses voisins, deux autres couples. Ceux-ci permettront à Guédiguian de donner corps aux idées qui lui tiennent à coeur, comme le communisme de Castro, l'extrémisme de Le Pen, la déportation, les grèves, le foot... Jeannette travaille comme caissière dans un supermarché. Elle se fera virer pour s'être rebellée contre son supérieur qui lui reprochait de ne pas se tenir droite. La rebellion est innée chez elle. Elle cachera son renvoi à ses enfants en gardant le sourire, mais elle pleurera, une fois seule, sur ce triste sort. Non pas qu'elle s'apitoie sur elle-même, non, elle pleure pour ses enfants, comme si elle ne se sentait plus d'aucune utilité pour eux. C'est Marius qui la délivrevra de ce mauvais sort, en lui proposant une course où sa boiterie disparaîtra comme par enchantement, comme si tout problème pouvait-être surmonté. Jeannette ne fume plus depuis que le père de son fils est mort, pourtant elle recommencera lorsqu'elle croit avoir perdu Marius. Elle s'auto-mutile en faisant revivre une ancienne blessure, uen ancienne perte. Il en est de même pour Marisu avec l'acool. Pour cultiver sa douleur secrète, Marius s'est fait gardien d'une usine désaffectée. Il s'entoure de solitude, de néant pour ne pas rouvrir la plaie douloureuse. Comme s'il voulait étouffer son mal par cet espèce de vide morbide, de cordon sanitaire qui le séparerait de la vie. Seule Jeannette réussira à le faire sortir de son sas, sorte d'anti-chambre de la vie, oude al mort. Car ce film, malgré son apprence colorée et joviale, reste profondément doux-amer. Un véritable tableau de personnages finement décrits dnas leurs sentiments. Bref, un bon film français.
Un film rempli d'amour, d'humour et de poésie. C'est vraiment un très beau film qui nous fait nous évader à travers l'idylle amoureuse que vivent ces deux personnages. A découvrire pour vous évader !
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