
Parfait pour prendre connaissance du phénomène des "Mara" et des "Dix-huit" (leurs ennemis jurés) au moyen d'une fiction, plus facile à supporter que "La vida loca" où le réalisateur y a laissé sa peau, en plein dans la logique de ces gangs ! Horreur que ces figures entièrement traversées d'un gros numéro d'identification... On déduit que ce serait une riposte possible aux ogres ultralibéraux que cette nouvelle guerre civile entre clans, une traque dont le motif initial d'inimitié échappe (il faut se pincer car on croirait lire des vieux illustrés sur les cow-boys et les indiens). Avec des "treize minutes" de castagne infligés par des détraqués (mais capables de tendresse pour leur bébé !). Adeptes du bizûtage d'où l'aspirant doit sortir souriant, des litanies plein la bouche avec l'espoir de rafler l'estampille du clan sur sa carcasse... Ferait penser à la Camora italienne dans le principe, les slogans et le marquage en plus. Nouvelle guerre de la pauvreté par infiltration subtile dans la population nomade condamnée à errer au coeur de cette tyrannie ou crever de faim. On suppose que les forces de l'ordre sont impuissantes !
Un grand film à l'histoire dure et violente, aux multiples couleurs... Scénario excellent, fiction ancré dans le réel, photographie lumineuse... des prix aux festivals grandement mérités... Courrez-y !
l'histoire de ces migrants d'Amérique centrale est chargée d'émotion et hélas j'en ai bien peur de réalisme...Le poids des gangs dans la vie de ces pays en fait une menace pour tout en chacun....C'est l'histoire de ce beau film, d'un côté les gangs, la misère, de l'autre l'exil....Le film raconte le parcours de cinq ou six de ses migrants, entre honduras et mexique, dans des paysages souvent magnifiques, avec de l'amour, de la solidarité et de la violence...Le film laisse un constat amer mais délivre un message passionné sur la vie, avec de belles musiques latinos et une histoire dont on ne peut décrocher. Je conseille.
tout dabord bonne chance pour trouver une salle, mais si vous avez la chance de voir ce film , vous ressortirez avec le sentiment d'une tristesse et de desespoir, pour comment faire avec la violence due a la pauvreté et au jour sans lendemain...un film efficace, direct et tres derangeant, cest vraiment un bon film.
Pour son premier long métrage, le jeune californien d'origine suédo-japonaise Cary Fukunaga frappe fort. Cet ancien étudiant de l'Institut d'études politiques de Grenoble gifle les spectateurs avec un film sur les espoirs et les désespoirs des populations jeunes de l'Amérique centrale : Honduras, Mexique. Un film dans lequel règne la violence, mais également l'amour; avec la guerre des gangs dans une ville du nord du Mexique, les rites abominables qui y règnent, les clandestins qui viennent du sud, malmenés, rackettés. Un film désespérant, au sens premier, étymologique du mot. Mais aussi, un film très américain, avec tous les ingrédients qui interviennent forcément dans un tel film : violence, bien sûr, mais aussi rédemption, sentiment, vengeance, un brin de pathos, etc. Un film pas totalement calibré mais ... pas loin ! Un film indépendant, donc pas hollywoodien, mais ... pas loin ! Un film, par ailleurs, très bien photographié par le brésilien Adriano Goldman qui a d'ailleurs été primé pour ce travail au Festival de Sundance 2009. Un mot sur la musique : tout au long du film, on entend plusieurs chansons aux rythmes de cette région du monde, avec, en particulier, pas mal de cumbia, colombienne à l'origine, mais dorénavant bien implantée dans presque toute l'Amérique hispanique. Un film dont on ne sort pas indemne.
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement