
"Calibré, sage, pesé, et sans surprise" (Les Inrockuptibles), le film ne présente pas de "réel point de vue" (L'Express) et laisse à Libération un sentiment de "frustration" et d'"impuissance".
Pour Elle en revanche, Walter Salles livre une "peinture tout en couleurs" du Brésil contemporain. Ce "portrait sincère" d'une société nous plonge sans pathos dans sa réalité quotidienne (Le Figaroscope). Traversée par une honnête et "infime lueur d'espérance" (Télérama), et ponctuée de "gestes techniques éblouissants" dignes de la Seleçao (Les Cahiers du Cinéma), cette "belle réussite" (Le Monde) a conquis le public.
Cloclo72 salue le scénario "vraiment original" de ce qui ressemble au départ à une comédie et qui "décrit justement" (islander) une certaine société brésilienne, "loin des paillettes" (coussine) et des clichés de Rio. Le duo Walter Salles/Daniela Thomas fonctionne et nous livre un film "intéressant et instructif" (corrio).
Une famille, composé, décomposé, recomposé sous la chaleur des bidonvilles brésiliens qui entre violence, pauvreté, solidarité cherche son chemin et un avenir meilleur. Walter Sallers trouve dans ce film, le ton, l'univers et la distance avec les personnages pour nous faire ressentir des émotions fortes, nous faire comprendre et partager leur quotidien sans misérabilisme excessif.
le film est un drame et se déroule dans cette ville gigantesque et "laide" qu'est Sao Paulo (j'ai eu l'occasion d'y passer deux jours et on est loin de la beauté de Rio)....Une mère héberge quatre fils (un coursier délinquant, un pompiste très croyant et pieux, un fils qui rêve de devenir footballeur, et un dernier qui n'est pas en âge de travailler ) Tous galèrent sérieusement et vivent des petites expériences jalonnées d'échecs....Tous sont différents mais tous ont des rêves qu'ils vont s'efforcer de réaliser. Là tiens la beauté du film, dans le courage permanent d'affronter ses échecs....Le montage est bon, la musique émouvante mais hélas peu abondante et il y a de magnifiques photos urbaines....Le seul reproche est le temps qu'il faut pour s'appoprier les personnages, mais après quel plaisir émouvant....J'ai été touché pour ma part par ce drame qui décrit justement une certaine société brésilienne
On plonge dans le Brésil des bidons villes,loin des paillettes. Une mère da famille,encieente,fatiguée,dépassée par ses garçons . Chacun avec un caractère difficile et confrontés à la délinquance. Lidée est originale mais tout est trop long, et cette société totalement défaillante.
Enfin un film de Walter Salles dont je peux dire plutôt du bien ! Avouons le, je n'avais pas aimé "Central do Brasil" et pas trop "Carnets de voyage". Bon, celui-là, il ne l'a pas fait tout seul; En effet, ce film a été réalisé par W. Salles ET Daniela Thomas. En compétition à Cannes 2008, il a permis à l'actrice principale, Sandra Corveloni, d'obtenir le prix d'interprétation féminine : pas vraiment scandaleux, mais il y avait, à mon avis, quand même mieux. "Une famille brésilienne" raconte l'histoire d'une mère de famille et de ses 4 fils, qu'elle a eus avec 4 pères différents. Un 5ème est par ailleurs en route. Pour jouer un de ses fils, on retrouve Vinicius de Oliveira qui jouait le rôle de Josue dans "Central do Brasil". Il joue ici le rôle d'un de ces nombreux jeunes brésiliens qui ne rêvent que d'une chose : devenir footballeur professionnel. Certes, il joue très bien mais il est un peu trop personnel. Et puis, pour avoir sa chance dans ce milieu, et, éventuellement, gagner ensuite beaucoup d'argent, il faut commencer par payer; et la famille est très, très pauvre ! Un autre fils travaille comme pompiste dans une station service et il vient de découvrir Jésus, chez les évangélistes. Un autre est livreur de pizzas et essaye de devenir voyou, mais il n'est pas très doué. Quant au plus jeune, le plus noir, il ne rêve qu'aux autobus : peut-être son père en conduisait-il un ? La première demi-heure est excellente, puis le film ronronne pendant un petit quart d'heure avant de repartir du bon pied. Quant aux scènes de foot, elles sont remarquablement filmées. Pour une fois, Walter Salles évite le pathos et, avec l'aide de Daniela Thomas, nous donne un film intéressant et instructif.
Un film qui pourrait faire penser au début à une comédie mais qui, au fur et à mesure du film, lève le voile sur l'histoire bouleversée et tourmentée de la famille mais aussi des pays concernés dans le film. Un scénario vraiment original.
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