
Après quelques infidélités citadines, Woody est de retour à Manhattan. Et ça marche ! Si pour certains, le film est "bavard et convenu" (L'Express), il prouve néanmoins que les tiroirs du cinéaste "cachent encore quelques belles choses" (Métro). En effet, le New-yorkais n'a rien perdu de son humour "noir et satirique" (Le Figaroscope) et livre ici un film "mineur, certes, mais libre" (Libération).
Un charmant "poème sur la vie de bohème" (20 minutes), où "tout le monde s'amuse follement" (Le Monde), nous les premiers. Où la mélancolie due à la réversibilité des choses et des sentiments devient alors, plus qu'un ressort comique infaillible, "une source de joie considérable" (Télérama).
Du côté du public, ce "portrait craché" (coussine) de Woody Allen ravit la majorité. Ceux qui n'aiment pas le bavardage et l'autodérision seront déçus, pour les autres, ce sera "1h30 de plaisir" (gruick1212). Couleurs, humour, légèreté, sarcasme, "réparties cinglantes" (gotchi), tout y est. Le casting burlesque, menés par un "Larry David somptueux" (bernardtronczyk) en méchant génie loser et la "merveilleuse et candide" (seb2612) Evan Rachel Wood, finit d'achever cette petite gourmandise. A bientôt 75 ans, Woody "peut encore donner des leçons de boulangerie à tout le monde" (Les Inrockuptibles).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Ce héros qui semble avoir tout raté, y compris ses suicides, est des plus réjouissants. Ses rapports avec sa jeune compagne, jouée par une pétillante Evan Rachel Wood, offrent des variations tordantes sur le thème de l'ingénue et du grincheux. Tout un poème sur la vie de bohème...
Woody Allen n'a rien perdu de son esprit new-yorkais, de son humour noir et satirique. Un sens du dialogue exceptionnel, avec des phrases caustiques lancées au bazooka.
Entamé sur un tempo un peu hésitant, Whatever Works s'accélère jusqu'à la frénésie. [...] La force du spectacle est là : tout le monde s'amuse follement, à commencer par le metteur en scène, à finir par le spectateur, pour peu qu'il oublie les grands films que Woody Allen réalisait, du temps où il était aussi inquiet et pessimiste que Boris Yellnikoff.
Tel le boulanger qui produit son pain quotidien, Woody Allen fait son film annuel à un rythme qui ne faiblit pas malgré un âge de plus en plus respectable. [...] A bientôt 75 ans, Woody peut encore donner des leçons de boulangerie à tout le monde.
Que peut-on faire comme cadeau [à Woody], si ce n'est d'éviter d'aller voir [son] dernier film, Whatever Works, dont on peut raisonnablement dire qu'il est raté ? Et bavard. Et mou du genou. Et convenu. Pas totalement abominable non plus, il ne faut rien exagérer, mais pas à la hauteur à laquelle [il mît] la barre.
Woody Allen retrouve New York après une longue absence pour un "Whatever Works" étonnamment juste. C’est moins le message, qui fait du bien au demeurant, que l’air épanoui de tout ce petit monde qui inscrit le film, mineur mais libre, comme un Woody Allen (artistiquement) heureux.
Tout ce qui fonctionne est bon à prendre. [...] C’est la morale libertaire de Woody Allen, dans cette comédie classique, qui tire un peu trop sur les ficelles passées pour surprendre, mais qui prouve que ses tiroirs cachent encore quelques belles choses.
Tout est réversible, les sentiments et les désirs comme les valeurs. Ce constat qui a souvent engendré de la mélancolie chez Woody Allen - entre autres dans Manhattan, auquel Whatever works fait écho trente ans plus tard - est devenu un ressort comique infaillible, et même une source de joie considérable