Les histoires de Abou, Morgane, Laura, Cadiatou, Jacques et Armelle ont croisé celle d’Emmanuelle il y a dix ans. Elle était leur professeure de français au lycée Denis Diderot, dans les quartiers Nord de Marseille. Ensemble ils ont participé à un film où s’énonçaient leurs rêves, leurs désirs et leurs peurs. Ils pressentaient alors que la liberté, l’égalité et la fraternité n’étaient que les mots d’une devise sacrifiée. Ils se retrouvent aujourd’hui et les souvenirs se mélangent aux récits de leur vie et des obstacles qu’ils doivent continuer à surmonter sans perdre l’espoir de trouver une place dans la société. Résonne alors cette phrase de la Princesse de Clèves : « Je sais bien qu’il n’y a rien de plus difficile que ce que j’entreprends. »
L'action se déroule en 1558, à la cour du roi Henri II. Mademoiselle de Chartres, devenue Princesse de Clèves après son mariage, rencontre le Duc de Nemours. Naît entre eux un amour immédiat et fulgurant, auquel sa mère la conjure de renoncer.<br>
Aujourd'hui à Marseille, des élèves du Lycée Diderot s'emparent de La Princesse de Clèves pour parler d'eux. A 17 ans, on aime intensément, on dissimule, on avoue. C'est l'âge des premiers choix et des premiers renoncements