L’Europe est le berceau du cinéma, et la France en particulier puisque le cinématographe est une invention française. Il en est de même pour le cinéma fantastique puisque dès ses débuts, deux courants distincts sont apparus.
Le cinéma-réalité incarné par les frères Lumières et le cinéma de l’illusion incarné par le magicien de Montreuil, Georges Méliès, avec Le voyage dans la lune (1902), qui mettait déjà l’accent sur les trucages qu’offre le cinématographe pour faire rêver les spectateurs.
Dans les années 20, l’Allemagne est le berceau du mouvement Expressionniste, avec des réalisateurs tels que Murnau (Nosferatu en1922) ou Fritz Lang (Métropolis en1925), préfigurant le cinéma fantastique et de science fiction.
L’Europe va marquer sa singularité et les spécificités de certaines cultures sont inséparables de leurs productions de films fantastiques. Tel est le cas du cinéma anglais à partir de la fin des années 50 avec des compagnies de production indépendantes telle que la Hammer ou la Amicus.
C'est aussi le cas du cinéma italien avec des réalisateurs tels que Riccardo Freda (Les vampires, 1957) ou Mario Bava (Le masque du démon, 1960), ou encore du cinéma espagnole des années 70 avec Eloy De La Iglesia (La semana del asesino, 1972) et Narcisso Ibanez Serrador (La Résidence, 1969).
Aujourd’hui encore, l’Europe continue à se démarquer. L’exemple le plus marquant ces dernières années est le cinéma fantastique espagnole, avec des jeunes prodiges tels que Guillermo Del Toro, Jaume Balaguero, ou autre Nacho Cerda. Mais c’est aussi le cas de jeunes réalisateurs français qui se voient proposer de réaliser des films à Hollywood, ou encore de la vague de films scandinaves qui raflent les grands prix des festivals.
Le cinéma fantastique européen, par la richesse des thèmes qu’il aborde, les questions de société qu’il soulève et l’aperçu qu’il offre de la diversité des cultures des différents pays d’Europe, est un thème de festival plein de ressource et inépuisable.