La fête de la bière de Munich est une manifestation ''hénaurme'' et le lieu idéal pour jouer les scènes les plus inattendues de la comédie humaine.
Dernier jour de la fête de la bière à Munich. Sous l'une des tentes, la fanfare des Moineaux de l'Isar lance ses derniers flonflons sous la baguette de Max. L'épouse de ce dernier se pose quelques questions sur l'avenir de son couple, tout en continuant de servir des chopes à la chaîne.
Plus loin, la jeune Rena ne supporte plus de travailler avec sa mère qui exploite un train fantôme. Elle croise le chemin d'un étrange jeune homme en fauteuil roulant : est-ce de lui qu'émanait l'appel téléphonique anonyme annonçant un attentat imminent ?
Plus loin, un Italien enterre sa vie de garçon avec deux copains ; le trio rêve de belles Allemandes blondes...
Johannes Brunner renouvelle avec subtilité un dispositif classique - imaginé par Max Ophüls pour La ronde - qui consiste à faire se rencontrer, puis se perdre de vue pour se croiser à nouveau des personnages qui ne se connaissaient pas, des destins qui n'avaient au départ rien en commun. Le film se décline alors en épisodes dont chacun a une valeur quasiment documentaire. Il y a là des moments joyeux et tragiques, sérieux et légers, merveilleux et étranges. Comme dans la vie.