Le film suit la migration semée d’embûches des crabes chinois, importés de Chine par accident au début du XXe siècle, qui naissent en mer du Nord, remontent les fleuves de Flandre pour y grandir quelques années, puis retournent à la mer pour se reproduire et mourir. La réalisatrice use d’une grande variété de formes et d’approches, dont le burlesque, pour construire la vie de ces crabes en une métaphore existentielle, prolongeant ainsi la méthode qu’elle maîtrisait déjà dans le film précédent, Dans le regard d’une bête. Une parabole poétique moderne, entre réalité et fiction, ouverte à la diversité fragmentaire du réel.