Né à Gammaleyya, un quartier populaire du Caire, dans une famille où son père était avocat, Abdul Waareth vouait une passion sans bornes à la lecture et devint un véritable connaisseur de la langue arabe. Bien qu'il se soit inscrit à la faculté de droit, il l'abandonna après la mort de son père pour s'occuper de leurs terres. Passionné par le théâtre et les arts, il rejoignit la troupe de George Abyad en 1912. Son premier petit rôle fut celui d'un acteur enthousiaste, pour lequel il reçut une formation de l'acteur Mansy Fahmy. Amr Wasfy, le directeur de la troupe, lui confia ensuite le rôle d'une personne âgée, un rôle qui ne le quitterait jamais. En 1935, il débuta au cinéma. Parallèlement à sa carrière d'acteur, il travailla comme commis au ministère des Finances. Doté d'un talent d'écrivain remarquable, Abdul Waareth rédigea un grand nombre de séries radiophoniques et de scénarios de films, notamment l'adaptation parlante du cinéma de « Zeinab ». Il écrivit et adapta également quatre pièces de théâtre en collaboration avec Soulaymaan Nagueeb. Abdul Waareth excella dans l'art de la diction et l'enseigna à l'Institut supérieur du cinéma depuis sa création en 1959 jusqu'en 1967. À la télévision, il joua dans la série « Ahlaam al-fata al-taa'er », autrement dit « Les Rêves d'un jeune homme qui vole ». Il reçut le prix du meilleur scénario pour « Gonoun al-hobb », soit « La Folie de l'amour ». Il fut également honoré par le Prix d'État et la Médaille des Arts décernée par le président Sadate. Grâce à son talent exceptionnel en diction et en intonation, il toucha profondément le cœur et la conscience du public, créant ainsi sa propre manière de jouer et devenant un orateur phénoménal.