
Si Disney "revient à l'esprit de ses grands classiques" avec une animation faite main (Le Figaroscope) et "assez de magie pour plaire" (L'Express), le résultat est "peu convaincant" pour Le Monde. "Ça sent le vieux bonbec" (Télérama) mais emballé dans des dessins lisses, et une trop grande profusion de genres (fantastique, conte de fées d'antan, humour, graphisme sophistiqué et/ou kitsch).
Les internautes ne sont pas de cet avis, et sont enchantés par le retour des "dialogues chantés" (Miloune) et la "musique rythmée New Orléans" (franceschi1974). De plus, le film "renouvelle totalement le mythe pourtant éculé du prince charmant" (Riton32), tout en mettant en scène des personnages "drôles et attachants" (ANDY72). Un film "magique" (emilieb77) qui replongera la génération d'Aladin, du Roi Lion et de la Petite Sirène "dans leur enfance" (ramimou).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Malgré la course effrénée à la 3D des studios d'animation, Disney revient à l'esprit de ses grands classiques avec La Princesse et la Grenouille (à partir de 4 ans). Une animation faite main pour une comédie musicale où se mêlent jazz, humour, références aux contes de fées maison. Tiana, l'héroïne à la peau noire conçue par John Musker et Ron Clements bien avant l'élection d'Obama, se situe dans la lignée des princesses ethniques telles que Jasmine, Pocahontas, Mulan...
Le retour peu convaincant du dessin animé d'antan. Jouant la carte de l'humour, du fantastique, du conte de fées et du graphisme sophistiqué (pour le restaurant Art déco de Tania, où se déroulent des chorégraphies à la Bubsy Berkeley), le film ne trouve pas son ton, et sacrifie à cette profusion la teneur de son récit. L'animation déçoit aussi, surtout dans les scènes de magie noire où interviennent les esprits du bayou - l'esthétique kitsch n'est pas des plus heureuses. Pour celles-ci, la 3D n'aurait pas été un luxe.
Dans La Princesse et la Grenouille, Tiana, une serveuse afro-américaine, se métamorphose en grenouille après avoir embrassé un prince, lui-même transformé en crapaud. Si le film sent le rattrapage vis-à-vis des Noirs, il possède assez de magie pour plaire.
Que ce soit les personnages, copiés sur Bernard et Bianca et Merlin l'enchanteur, ou les chansons en limite de péremption, ce conte animé sent le vieux bonbec. Le tout emballé dans des « dessins à la main » aussi lisses, hélas, que des décalcomanies. Dans les vieux pots, on peut donc faire... les pires confitures !