
Les petits ruisseaux de Rabaté ont séduit Le Figaroscope, sous le charme de cette "douce rêverie" dans lequel Daniel Prévost est parfait en vieil homme délaissant "le trop connu pour l’inconnu" (Les inrockuptibles).
Si le film a ses petits défauts et "manque parfois d'originalité" (L'Express), sa mise en scène justement "modeste et naturaliste" n'est pas pour déplaire à Télérama, qui trouve cependant le récit moins touchant "que sur le papier" (la BD originale).
Le sentiment du côté des internautes est assez mitigé. Islander n'est pas du tout convaincu par "le côté grivois" voire vulgaire de l'ensemble. Mare4276 trouve que "l'émotion peine à transparaître" dans cette charmante évocation pourtant de "l'amitié, du chagrin, de la tendresse et de l'amour" (pascalanniearnaud) portée par de très beaux rôles (domi67). Cela reste néanmoins pour brezégue un "bon film sur le 3ème âge" doux-amer. La meilleure façon de se faire une idée, aller le voir.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Premier film charmant de Pascal Rabaté qui a adapté sa BD éponyme. Rien de méchant, juste une douce rêverie. Gapette vissée sur la tête, l'air béat et mélancolique, Daniel Prévost est parfait dans le rôle de ce septuagénaire ravi de constater qu'il a encore la vie devant soi.
Quand le réalisateur et son personnage quittent l’entre-soi masculin et se rapprochent de l’Autre (la femme, la séduction à 70 ans), quand ils délaissent le trop connu pour l’inconnu, enfin il se passe quelque chose d’intéressant et de vibrant dans la vie d’Emile et dans le film.
Le film, premiers pas du réalisateur, a ses petits défauts, manque parfois d'originalité dans un plan ou dans une scène, mais quelques idées visuelles rappellent l'œil du dessinateur, et ses comédiens, pas nés de la dernière pluie mais toujours frais (Daniel Prévost, Bulle Ogier, Hélène Vincent...), insufflent un beau courant à ces Petits Ruisseaux.
A rebours de l'onirisme et des extravagances formelles d'un Joann Sfar, Rabaté opte pour une mise en scène « ligne claire », modeste et naturaliste. Au risque de paraître quelconque... Le récit, si touchant sur le papier, souffre parfois du passage à l'écran : les scènes au bistrot ressemblent à un mauvais sketch de Groland, le jeu outré de Philippe Nahon transforme le personnage d'Edmond en beauf, et la rencontre avec une communauté de néo-babas (déjà peu convaincante dans l'album) devient risible. Le film garde pourtant un vrai charme buissonnier, au rythme paisible des virées d'Emile dans sa drôle de voiturette électrique.