
Les deux trublions grolandais du PAF seraient-ils sur la voie de l’accomplissement cinématographique ? C’est en tout cas ce que pense la presse de leur dernier opus, Louise Michel, "un des films les plus jouissifs de cette fin d’année" pour le quotidien 20 minutes.
Surréaliste, loufoque et décalé, le film de Kervern et Delépine reste fidèle, pour Télérama, à "la verve, l’humour noir qui faisait le prix de leurs deux précédents opus". L’Express a également vu dans cette "comédie grinçante", du "cinéma politique et drôle".
A côté de ce concert d’éloges, les internautes apparaissent plus partagés. Corrio a trouvé Louise Michel "affligeant". Pire, pour lui, "ce film qui voudrait faire rire, n’y arrive pas". A contrario, JLT67 est sorti ravi de cette comédie "frappadingue". Preuve, s’il en est, que cet humour ne laisse personne indifférent.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Plein de trouvailles, ce film est l'un des plus jouissifs de cette fin d'année.
Pour raccorder la figure anar de son titre avec la légère moustache de Yolande Moreau au dernier plan, Louise Michel prend des routes de traverse, en cela bien plus ambitieux que le road-movie poussif Aaltra [...]. Si Louise Michel est une réussite c'est parce qu'il tient de bout en bout l'horizon libertaire et la sécheresse formelle.
Mondialisation, délocalisations, enrichissement outrancier des patrons au détriment des ouvriers ou les dérives du capitalisme dans le prisme décalé des têtes pensantes de « Groland », Kervern et Delépine…
Aimez-vous le bric-à-brac surréaliste ? L'anarchisme sauce aigre-douce ? La flibuste érigée en méthode de pensée ? Le terrorisme anti-caténaire ? Si c'est le cas, vous adorerez Louise-Michel, le troisième long métrage (après Aaltra en 2004 et Avida en 2006) de Benoît Delépine et Gustave Kervern, deux lascars qui ont fait leurs gammes sur le clavier déglingué de Groland, l'émission satirique de Canal+.
Le tandem Delépine-Kervern redresse la barre (à gauche) avec une farce politique à la fois juste par son constat et agréablement disjonctée.
Une comédie grinçante avec Yolande Moreau en ouvrière sur le carreau, acoquinée à un tueur à gages de bas étage (Bouli Lanners) chargé de flinguer un patron-voyou. Du cinéma politique et drôle, noir et absurde, désespéré et humaniste.
Une comédie grinçante sur les damnés de la crise dont l’humour noir n’épargne rien ni personne.
Avec la verve, l'humour noir qui faisaient le prix de leurs deux précédents opus (Aaltra, puis Avida), Gustave Kervern et Benoît Delépine, déjà complices dans les sketches de Groland sur Canal+, disent cette fois la difficile revanche du lumpenprolétariat contre les puissants.