
Et ça roule pour l'absurde ! Parking de Mong-Hong Chung obtient un bel accueil public et critique et se place déjà comme l'After Hours taïwanais.
C'est une révélation : Parking voit donc éclore un "excellent cinéaste" qui manie avec soin de nombreux changements de registres : "de la tendresse à la pornographie, de l'ironie à la violence, de l'humour au social" (mob666). Avec des "personnages hauts en couleurs et en émotions", islander souligne le dynamisme d'une œuvre "à ne pas rater".
Si Télérama est moins enthousiaste quant à la mise en scène, il souligne la qualité de l'interprétation de Chen Chang, "capable d'exprimer abattement, colère ou tendresse avec la même persuasion". L'Express va plus loin en qualifiant le réalisateur de prometteur grâce à son "ambiance étrange et réaliste". C'est aussi un "humour absurde" qui, selon Le Monde, sauve un peu le film d'une certaine convenance.
"Parking" est le premier film du taïwanais Chung Mong-Hong. S'il en fait d'autres, je ne pense pas que je m'y précipiterai dans la mesure où, dans "Parking", l'ennui m'a très vite gagné. Il faut dire que le scénario et la construction du film sont totalement artificiels, le réalisateur voulant absolument se faire croiser des histoires et réaliser une série de portraits à partir d'une histoire toute simple : une voiture bloquée sur une place de stationnement. N'est pas Alejandro Gonzales Iñarritu qui veut ! Chung mong-Hong est en même temps le directeur de la photo du film et, dans ce domaine, on peut lui faire crédit d'une très belle photo, en particulier au niveau des cadrages.
Cet After hours taïwanais révèle à coup sûr un excellent cinéaste qui, en moins de 100 minutes, se paie le luxe d'une demi-douzaine de changements de registre, de la tendresse à la pornographie, de l'ironie à la violence, de l'humour au social.
Surprenante réalisation d'un réalisateur taiwannais qui me semble bien moins engoncé que Hao Hsia Hsien et qui propose un cinéma autrement dynamique, Chung Mong Hong nous réveille et nous fait plaisir en abordant à l'aide d'un scénario subtil les aléas de la vie d'un couple....Tout cela en se focalisant sur une histoire de parking en double file, le metteur en scéne parvient à nous introduire auprès de personnages hauts en couleurs et en émotions, une jeune prostituée (Peggy Tseng), un proxénète, un coiffeur, un tailleur, toutes ses personnes logeant dans le même immeuble tissent un canevas sensible et drole auprès de notre jeune héros (chang chen) qui n'a d'autre but que de rentrer chez lui pour y diner auprès de sa femme....Beaucoup de dialogues, de communication et d'humour dans un film tonique, violent par moment, et qui foisonne d'humanité...A ne pas rater.....
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