Déposé par chaplinphile le 31/12/2007
Pas du tout d'accord avec la plupart des autres avis. Souffle est le 4e film de Kim Ki Duk que je vois et c'est celui que je préfère avec "Printemps...". Les comédiens sont sobres et super bons alors que l'extrême et le délire de certaines scènes auraient pu donner du grand n'importe quoi. Certaines scènes, pour une fois chez Kim, sont assez drôles voire très drôles.
L'histoire est très bien menée jusqu'à son dénouement, pas de moments d'ennui. Et la chanson d'Adamo (tombe la neige), dans ce contexte assez désespéré, n'est pas du tout kitsch, au contraire elle ajoute une dose de cruauté. Kim, comme d'habitude, fait dans la métaphore, on n'est pas ici dans le réalisme à 100%. J'aime et j'en suis sorti ému.
Déposé par bref le 13/12/2007
Film épuré et chargé de symboles, Souffle nous emmène doucement dans une quête cathartique du plaisir perdu. Kim Ki Duk nous montre cette quête avec humour (eh oui !) et force, tout en schématisant les épisodes à l'extrème, même les décors (bien trouvés). Mais tout cela fonctionne et l'on se demande qui tire les ficelles de notre vie, le réalisateur ou le directeur de la prison ? Et la mante amante retourne au karaoké familial...
Déposé par benobo le 09/12/2007
Une connivence caméra/oeil extra. La dure réalité de la passion qui déchaine les protagonistes du film quasi muets, est mise en relief par certaine scénes, irréalistes. Cette passion, qui souléve une question de fond, celle du monopole de la violence légitime de l'état (la société), et de sa forme la plus animale (la peine de mort), est traité avec par un grand artiste. La rhétorique dite de la "menthe religieuse", cette femme qui donne le baiser de la mort est admirablement bien trouvé, répondant à un amour interdit -homosexualité- sur ce même condamné à mort, alors qu'il ne devrait être que détesté. L'inversion des rôles et des valeurs préétablies, laisse le spectateur à la sortie tout autant pensif que submergé par l'émotion. Un vrai chef d'oeuvre!
Déposé par coussine le 26/11/2007
Une femme mariée parlant peu, va tomber folle amoureuse d'un condamné à mort qui tente sans cesse de se suicider pour retarder son exécution. Elle va transformer le parloir, fera du Karaokay etc. Rien n'est crédible. On tombe dans le folklore avec la chanson "Tombe la neige' qui est entendue et chantée plusieurs fois en coréen.
Déposé par pipin75 le 25/11/2007
Le sentiment à la sortie du film c'est que le talent des 2 acteurs principaux (très bons, très expressifs) a été gaspillé par le réalisateur. L'histoire est inepte, le propos reste mince et les séquences se voulant joyeuses au milieu de cette histoire sinistre relèvent du kitch. Le clou c'est le surréalisme absolu de Tombe la Neige d'Adamo en coréen ! On croit rêver ! Quel dommage car le cinéma coréen nous a habitué à bien mieux.
Déposé par corrio le 22/11/2007
Lorsqu'un film présente un mélange de réalisme et de scènes totalement irréalistes, il y a danger ! Pour que ça marche, il faut que se crée très vite une connivence entre le réalisateur et le spectateur. Dans ce film du coréen Kim Ki-Duk ("printemps, été, automne, hiver, et printemps", "locataires"), présenté cette année en compétition cannoise, le problème, le gros problème, l'énorme problème, c'est que cette connivence, le réalisateur essaye de l'arracher aux forceps, et que, pour moi, ça n'a pas marché, mais alors pas du tout ! Certes, on ne s'ennuie pas, mais le scénario, c'est vraiment du n'importe quoi ! Et quand, après avoir trompé son mari avec un condamné à mort suicidaire, sous l'oeil des caméras d'une prison coréenne, l'héroïne se rabiboche avec son mari et qu'ils se mettent à chanter ensemble "tombe la neige" en coréen, on se demande vraiment si l'on doit rire (nerveusement) ou pleurer (de honte, de se retrouver face à un tel film !).
Déposé par seb2612 le 17/11/2007
Kim Ki Duk, nous a déjà proposer mieux, mais la patte du créateur est toujours là. Un film tendre et violent à la fois sur l'ennuie d'une épouse et d'un détenu, la passion et la folie qui va les réunir.
Par fois absurde, la gaieté de certaines scène est réjouissante. Et les couleurs de Kim Ki Duk sont toujours aussi saisissantes.
Dommage que le scénario soit un peu léger.