
Les suites sont-elle toujours réussies ? Peut-on faire un Terminator sans Arnold Schwarzenegger ? Le quatrième opus de la saga divise, évidemment, mais pas autant qu'on l'imaginait.
Les fans n'en démordent pas : "il n'égale pas le 1er (…) et est bien loin du mythique 2ème volet" (bats69). C'est donc "un 4ème volet sympa" (Laura.B) avec des "scènes d'action (…) mémorables" (fabien_olivetto) mais qui souffre de ne pas avoir d'histoire à la hauteur : "le scénario est à peine intéressant" (islander). Si "Christian Bale s'en sort pas mal"( Loumatin), c'est Sam Worthington qui vole la vedette et récolte une "mention spéciale" (Chaani).
La presse n'est pas très enthousiaste : si chacun salue l'efficacité spectaculaire des effets spéciaux, les critiques se demandent où est passé le scénario. Ainsi, "si McG ne lésine pas sur la pyrotechnie" (Le Point), "on nage dans les clichés du cinéma hollywoodien" (20 minutes). Seul Le Figaroscope s'avance à dire que ce nouvel opus "est une vraie réussite". Les fans jugeront à la longue.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
C’est parti pour deux heures d’action rondement menée. Réalisation, musique, effets spéciaux, d’un point de vue technique il n’y a pas grand-chose à redire, surtout sur les vingt dernières minutes qui ne laissent que peu de temps de souffler. Seulement, et c’est d’ailleurs la morale du film, peu importe le squelette, c’est le cœur qui fait l’homme. Le film en manque cruellement [...] On nage dans les clichés du cinéma hollywoodien. Les dialogues sont vides et le scénario inutile.
Le réalisateur McG et ses scénaristes ont décidé qu'il fallait raconter… la suite des aventures de John Connor, ce guerrier résistant qui doit sauver l'humanité de l'emprise des machines. Pari gagné. Terminator Renaissance porte bien son nom. Et le film de McG refonde le mythe en s'ancrant dans un univers post-apocalyptique crédible, qui rappelle les grands films de guerre façon Apocalypse Now. Une vraie réussite du genre.
Si McG ne lésine pas sur la pyrotechnie, son scénario ne possède pas la simplicité des premiers films. Là, l'histoire est à la fois trop chargée - on parle d'homme devenu robot, d'humains enlevés et de fréquence désactivant les machines - et pas assez poétique (c'est juste une guéguerre). Et il n'y a plus l'humour pop-corn d'Arnold Schwarzenegger.
un film de guerre assez peu inspiré, dans le désert, qui nous prive du bonheur de voir, comme dans les précédents, l’espace urbain familier dévasté par les courses-poursuites entre robots. De fait, visuellement, le film est très décevant, à commencer par une photographie blanchâtre et saturée.
Partant de ce handicap d’un Bale vedette neutralisé, Terminator Renaissance se révèle une autodestruction quasi instantanée - du thème de Cameron ici réduit en carambouille scénaristique sans queue ni tête, brassant électronique incontrôlée (par les scénaristes comme les forces en présence), pyrotechnie, maquettes explosives, nazis en solde et dialogues nazes, casting à l’avenant.
McG, le réalisateur des Drôles de dames, prend son job très au sérieux, trop sans doute. De la remarquable photo en sépia et camaïeu de gris à la froideur mécanique des résistants, tout vire à l'austérité. Comme si les machines avaient déjà gagné.