
Sommes-nous devenus à ce point "exigeants" comme le suggère Elle que ce document animalier nous laisse aussi froid que l'Antarctique ? Le magazine féminin attendait "une histoire bien ficelée, des textes qui tiennent la route, une musique un brin créative". Il n'en est rien.
Certes, c'est "léché" comme dirait Libération, "d'une beauté presque irréelle" selon Télérama. Un jour sur terre est "une pure merveille de la nature" d'après affcaro, mais le cahier des charges désormais de rigueur a formaté le genre et lui donne "un coté réchauffé" d'après islander. D'autant que les images sont desservies par "la voix rauque et sensuelle" d'Angunn, inappropriée pour heleneetjulien.
Ce qui aurait pu être un plaidoyer "afin qu'on arrête de pourrir notre planète" (phil50kg) n'en est pas un. Presqu'aucun mot n'est glissé sur les extinctions d'espèces, "comme s'il ne fallait (…) pas froisser le spectateur venu voir de la belle image" explique Libération.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Depuis "La marche de l'empereur" on est devenus plus exigeants en matière de documentaire animalier. On attend aussi une histoire bien ficelée, des textes qui tiennent la route, une musique un brin créative... (...)
En réalité, les images extraordinaires de ce docu ont nécessité trois ans de prises de vues et 40 équipes techniques.
Rien à dire, c'est léché, impressionnant comme un doc animalier du dimanche après-midi. Sauf que c'est un film historique qui défile sous nos yeux. Tout ce qui vit sur l'écran est en phase d'extinction, beaucoup de ces acteurs sont déjà morts. Et à peine un mot n'est glissé à ce sujet. Comme s'il ne fallait surtout ne pas froisser le spectateur venu voir de la belle image.
Difficile d'échapper à ce qui est devenu le cahier des charges des documentaires animaliers.
Chaque plan est plus spectaculaire que le précédent, d'une beauté presque irréelle, le genre de panorama à faire passer Ushuaïa pour un film de vacances. On peut toutefois regretter que, comme dans certains voyages organisés, le guide [le récit d'Anggun] soit un peu encombrant.