
Wendy et Lucy est un film qui "rayonne" (Les Cahiers du Cinéma). Sans "aucune émotion surjouée" (Elle), Kelly Reichardt signe le portrait "sensible et attachant" (Le Figaroscope) d’une vagabonde en voie de désintégration. Ce "grand petit film" (Les Inrockuptibles) dépeint la "panne sèche" (Le Monde) d'une Amérique maussade, "engoncée dans un individualisme pathétique" (L'Express). Un film "beau et désenchanté" (Libération) sur l'errance et "la solitude" (Métro), justement incarnée par une actrice "aux traits enfantins et au jeu très intériorisé" (Télérama).
Loumatin est touchée par ce petit film "plein de délicatesse et de pudeur". Une œuvre sociale et intimiste qui ne juge pas, mais se contente de "partager le silence de toute une société emprunte au doute" (islander). On est "chamboulé et heureux" (corrio) face à ce petit bijou porté par une Michelle Williams débordante de simplicité et de fragilité.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Suspense de rien, de brindilles foulées et de souffles coupées, Wendy et Lucy rayonne [...]. Il y a les petits cahiers griffonnés de Wendy, le scintillement de la lumière dans un feuillage, mais cela ne fera jamais oublier la solitude fondamentale de l'animal humain. Elle est, chez Reichardt, une catégorie intime, bien sûr, mais aussi, indistinctement, sociale.
Avec ce fil ténu, Kelly Reichardt réussit un chef-d’oeuvre. La jeune Michelle Williams déploie des trésors de justesse rien qu’en exprimant, d’une voix calme, son angoisse. Aucune émotion surjouée, mais le portrait d’une vagabonde en voie de désintégration.
La jeunesse, la détresse, l'espoir, la dureté des uns, la bienveillance des autres, peints avec sensibilité dans un bref petit film attachant.
Road movie géostationnaire, Wendy & Lucy filme sans y toucher la panne sèche de l'Amérique et classe Kelly Reichardt parmi les cinéastes indépendants les plus prometteurs de ce grand pays.
Mais par sa façon de redéployer à modeste échelle contemporaine des mythologies américaines comme celles du hobo, du road-movie, voire du western [...] Wendy & Lucy est un grand petit film. [...] la réussite de ce film et de Kelly Reichardt [ se situe], dans l’adéquation parfaite entre moyens et projet, intentions et résultat, récit et filmage, propos et style. Oui, grand petit film.
Et le spectateur de découvrir, à travers cette intrigue, une Amérique maussade, engoncée dans un individualisme pathétique. Davantage de personnages et de ressorts dramatiques auraient été bienvenus, mais ce film très indépendant, tourné pourtant il y a deux ans, est d'une étonnante actualité, servi par une actrice à suivre de près, Michelle Williams, d'un naturel confondant.
Le troisième long métrage de la secrète Kelly Reichardt signe la fin du mythe américain de l’errance. Beau et désenchanté.
Wendy & Lucy traite surtout de solitude (beaucoup) et d’entraide (un peu). Les SDF tapis au coin du feu sont filmés avec autant d’intensité que le doux regard d’un agent de sécurité, ange des parkings qui va sauver Wendy du désarroi avec un simple téléphone portable.
Au-delà de l'acuité documentaire, il y a le petit miracle de l'incarnation, le pouvoir du cinéma face à la fatalité sociale. Découverte en épouse trompée dans Le Secret de Brokeback Mountain, Michelle Williams, aux traits enfantins et au jeu très intériorisé, préserve la tenue du film