Une suite à Rupert contre Nixon et la fin de l'URNC
Rupert Murdoch avait attendu ce moment pendant des années. Assis dans son bureau de New York, il contemplait les documents étalés devant lui, savourant chaque détail de sa victoire imminente. Nixon n'avait plus de cartes à jouer. Les preuves s'accumulaient, les témoins parlaient, et les médias – ses médias – contrôlaient le récit.
La première bataille avait été remportée au tribunal de Manhattan. Murdoch avait poursuivi Nixon en diffamation après que le président déchu l'eût accusé publiquement d'avoir manipulé les élections. C'était un mensonge transparent, et les jurés l'avaient compris. Mais ce n'était que le début.
Ce qui suivit fut une cascade de révélations. Les journalistes de Murdoch exhumèrent des correspondances privées, des enregistrements oubliés, des témoignages de collaborateurs repentants. Chaque jour apportait son lot de scandales. Nixon, autrefois tout-puissant, voyait son héritage réduit en miettes.
L'Union Royale du Nouveau Conservatisme, l'URNC, avait cru pouvoir utiliser Murdoch comme un simple pion sur l'échiquier politique. Ils s'étaient trompés. Murdoch n'était jamais qu'un pion pour personne. Il était le joueur, le maître du jeu.
Quand l'URNC s'effondra, trois ans après le verdict du procès Murdoch-Nixon, personne ne fut vraiment surpris. L'organisation avait perdu ses principaux bailleurs de fonds, ses figures de proue discréditées. Elle disparut comme elle était venue : dans l'indifférence générale, avalée par l'histoire.
Murdoch, lui, continua. Il y avait toujours un autre empire à construire, un autre adversaire à écraser.