La sortie des 400 coups de François Truffaut et son triomphe à Cannes en 1959 ont fortement influencé le cinéma mondial. Ce portrait devenu classique de l'adolescence troublée a introduit un nouveau réalisateur majeur dans la sphère cinématographique et a été un des déclencheurs de la Nouvelle Vague. Mais Les 400 coups n'a pas seulement révélé Truffaut au monde : il a également dévoilé Antoine Doinel, sa création indélébile. Le personnage de Doinel (joué par l'irréductible et emblématique Jean-Pierre Léaud) est réapparu dans quatre autres films : une myriade de frustrations et d'enchevêtrements romantiques, de son adolescence agitée au divorce, en passant par le mariage, les enfants et l'adultère.
Premier sketch du film ''L'amour à vingt ans'', composé de cinq épisodes realisés par François Truffaut (France) Renzo Rossellini (Italie), Marcel Olphus (Allemagne), Andrzej Wajda (Pologne), Shintaro Ishiara (Japon). ''Antoine et colette'' est présenté en première partie de ''Domicile conjugal''.
Agé de 13 ans, mal aimé par sa mère et détestant l'école, Antoine Doinel multiplie les bêtises en compagnie de son copain René et fait l'école buissonnière. Jusqu'au jour ou il est arrêté pour le vol d'une machine à écrire et placé dans un centre de délinquants mineurs.
Après plusieurs années de mariage et un enfant, Antoine et Christine Doinel divorcent. C'est l'occasion pour Antoine qui, à trente cinq ans est toujours un adolescent, de retrouver les personnes qui ont marqué sa jeunesse telles que Colette, son premier amour ou encore Monsieur Lucien, l'ex-amant de sa mère...
Antoine Doinel épouse Christine et s'engage dans des métiers peu interressants. Il s'embourgeoise mais à la joie d'avoir son premier enfant. Hélas, la bonne entente du couple est gâchée par la liaison qu'entame Antoine avec une japonaise. Christine le quitte. Il tente de la reconquérir une fois lassé de sa peu bavarde nipponne.
A la fin de son service militaire, Antoine Doinel trouve un emploi de détective. Sa mission le conduit dans un magasin de chaussures afin de surveiller Mme Tabard avec qui il a une brève liaison. Devenu réparateur de télévision, il revient vers celle qu'il a toujours aimé, Christine Darbon.